C’est avec stupéfaction que nous apprenions hier via la presse que le géant Electrabel, premier producteur d’électricité en Belgique, n’a pas payé d’impôt des sociétés au fisc belge pour l’exercice 2008. Si on excepte bien sûr la “contribution” imposée par le gouvernement aux exploitants nucléaires, dont la quote-part pour Electrabel s’est élevée à 222,4 millions d’euros (sur un total de 250 millions d’euros).
Electrabel n’a pas payé d’impôts mais en plus la société a eu droit à un crédit d’impôt de 94 millions d’euros ! Un véritable scandale au regard de la situation budgétaire de l’Etat. La première justification proposée serait que le résultat d’exploitation est en léger recul. L’arrêt et l’entretien de nos vétustes centrales nucléaires aurait provoqué une augmentation des coûts.
Pourtant on peut légitimement penser que les prix de revient d’Electrabel pour l’électricité sont sans doute plus stables que les prix de vente pratiqués. Par ailleurs, il ne serait par ailleurs pas inutile de s’intéresser à l’étroitesse des relations entre Electrabel et son patron Suez, dans quelle mesure des flux ne s’égarent pas vers la France.
Ces constats rendent d’autant plus urgente et nécessaire l’instauration d’une taxe sur centrales amorties et les bénéfices indus. C’est en ce sens que j’interrogeais hier Didier Reynders en plénière, le compte rendu est disponible ici.
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