Le gouvernement intérimaire mène une stratégie anti-climatique à échéance 2020 !

11 01 2008

climatenergie.jpgIl apparaît aujourd’hui clairement que l’environnement, et plus spécialement le problème climatique n’est hélas pas une priorité pour le gouvernement fédéral intérimaire et pour les partis qui le composent.

 Ce qui apparaissait déjà clairement comme un choix des partenaires en discussion dans l’orange bleue est aujourd’hui confirmé par l’ensemble du gouvernement intérimaire, en ce compris le nouveau Ministre Magnette qui nous est pourtant présenté comme le Sauveur du climat.

On le sait, l’Europe a adopté l’objectif assez ambitieux des 3×20 : 20% de réduction des émissions de CO2, 20% d’efficacité énergétique, 20% d’énergies renouvelables.

Les contacts sont en cours entre l’Europe et la Belgique et concernent la contribution que la Belgique doit apporter à ces objectifs.  L’objectif en négociation pour notre pays aboutirait à seulement 13% de proportion d’énergie renouvelable et 15% de réduction de CO2.  Non content de ne pas être en pointe de la lutte contre le réchauffement climatique et de donner l’exemple en étant parmi les premiers pays à se donner des objectifs ambitieux, au moins à la hauteur de la moyenne européenne, il est aujourd’hui officiel que notre pays cherche tous les arguments possibles pour négocier à la baisse la hauteur de ces objectifs !

 Le réchauffement climatique est un problème crucial et urgent, qui va impliquer d’inévitables réorganisations profondes dans le fonctionnement.  Ceux qui ne le comprennent pas se trompent de siècle et mettent en péril à la fois la réussite du défi climatique mais aussi notre économie car l’économie de demain sera obligatoirement centrée sur la durabilité et une empreinte écologique soutenable. Il est dommage de constater aujourd’hui que le débat politique a subi une mutation si soudaine entre l’avant élection et l’après. En effet, sans conteste, 2OO7 apparaissait aux yeux du monde entier comme l’année « climat », est-il nécessaire de rappeler les multiples promesses électorales, le double prix Nobel, la conférence de Bali sans oublier les sommets du Giec. La Belgique doit dégager une crédibilité internationale ainsi qu’un engagement prospectif afin d’assurer son avenir et celui de ses concitoyens.

 Par le passé, la Belgique a fait preuve de bien davantage d’avant-gardisme en la matière, notamment en faisant en sorte que le protocole de Kyoto aboutisse effectivement.

D’autres pays d’Europe ont choisi d’être bien plus ambitieux ! La Norvège, par exemple,  prévoit une indépendance énergétique dès 2050.

J’interpellerai le nouveau ministre du Climat, Paul Magnette, à ce sujet lors des commissions parlementaires de la semaine prochaine à la Chambre et du débriefing de la Conférence de Bali prévue en Commission Santé et Environnement de la Chambre ce mardi.



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