Philippe HENRY, Député fédéral Ecolo

Une énergie partagée pour une société durable, humaine et solidaire

juillet 15, 2009 · Un commentaire

Au terme des négociations menées avec les partis de la coalition “Olivier”, voici les déclarations politiques pour la Région wallonne, la Région de Bruxelles-Capitale, la Communauté française et la COCOF.

1. Une vision partagée

Nous sommes à la croisée de tous les possibles et confrontés à une des crises les plus graves de ces dernières décennies. Il s’agit à la fois d’une crise économique, financière, sociale et environnementale. Il s’agit aussi d’une crise de valeurs et de sens de notre société.

De l’ambition de l’action politique des gouvernements dépendra la société de demain et l’avenir des générations actuelles et futures.

Dans ce cadre, l’objectif des différents gouvernements pour la Wallonie, Bruxelles et la Communauté française est double : il s’agit, tout d’abord, de faire face avec rigueur et vigueur à la crise et, parallèlement, de faire émerger, en Wallonie et à Bruxelles, une société fondée sur un nouveau modèle dynamique et mobilisateur de développement durable, humain et solidaire.

Pour y parvenir, les gouvernements ont décidé d’inscrire leur projet dans une stratégie commune et de déployer « une énergie partagée pour une société durable, humaine et solidaire » :

- une énergie partagée, car non seulement les différents gouvernements ont fédéré leurs idées, leurs valeurs et leurs programmes pour offrir un nouvel élan aux citoyens mais en outre les différents gouvernements appartenant à l’espace francophone ont décidé de conjuguer leurs efforts et de renforcer leurs synergies d’action ; une énergie partagée car nous avons aussi besoin d’une dynamique forte de mobilisation collective qui rassemble les énergies de l’ensemble des citoyens et des acteurs socio-économiques, éducatifs et associatifs ;
- une société durable, humaine et solidaire, car l’émancipation de chacun, l’épanouissement de tous, la solidarité entre les personnes, l’encouragement et l’affirmation de tous les talents, la transition vers le développement durable et la société de la connaissance, la défense de l’intérêt général, la promotion du sens de la citoyenneté, de l’initiative et de la tolérance sont les objectifs du projet de société que portent les gouvernements pour la Wallonie , Bruxelles et la Communauté française.

Anticiper les grands changements de notre civilisation et les évolutions climatiques ; inscrire résolument les Wallons et les Bruxellois dans la modernité, la durabilité et l’humanité ; investir dans la solidarité, l’intelligence , l’insertion et le respect de tous ; donner une place et un avenir à chacun ; changer profondément nos modes de vie, de consommation et de déplacement ; dynamiser et optimaliser l’action publique … tels sont les défis que les gouvernements relèveront, à la fois ensemble et séparément, au cours des cinq années à venir.

Pour remporter ces défis, il faudra bien sûr mobiliser tous les acteurs. Mais il faudra aussi réconcilier l’individuel et le collectif, l’économique et l’environnemental, les impératifs du futur et ceux du présent. Il faudra allier l’initiative et la protection, le marchand et le non marchand du secteur public et de l’associatif. Un consensus mobilisateur entre toutes les forces vives et citoyennes de nos Régions sera alors créé.

Durant cette législature qui débutera hélas dans des conditions budgétaires difficiles causées principalement par la crise financière internationale et partagées par l’ensemble des pays les gouvernements devront répondre conjointement à l’importance des défis éducatifs, économiques, sociaux et environnementaux. Ils le feront en investissant dans des politiques nouvelles ambitieuses, tout en faisant preuve de rigueur et de responsabilité budgétaire pour éviter de reporter sur les générations futures des charges excessives liées à la gestion du présent.

Aussi, dans un cadre budgétaire maîtrisé et une trajectoire responsable qui demandera des efforts collectifs, les gouvernements entendent éviter tout saupoudrage des politiques et concentrer leurs efforts pour investir de manière substantielle dans cinq secteurs prioritaires majeurs, à savoir :

- le capital humain, c’est-à-dire dans un enseignement d’excellence pour tous, dans la formation, la recherche, l’innovation, l’intelligence et les talents de chaque citoyen ;
- le redéploiement de nos économies vers le développement durable, avec le plan Marshall 2.Vert en Wallonie et son équivalent à Bruxelles. Ces deux démarches concrétisent à la fois la transition écologique de notre économie, le développement de nouvelles initiatives entrepreneuriales, la création de nouveaux emplois, l’accompagnement des personnes vers le monde du travail, l’investissement dans l’économie de la connaissance et l’organisation d’une nouvelle alliance emploi-environnement ;
- les métiers du cœur et les politiques sociales via le développement des services aux personnes, créateurs d’emplois ;
- la qualité de vie et le cadre de vie des citoyens par une politique de logement, de mobilité et d’environnement audacieuse répondant à la fois aux défis sociaux et du développement durable ;
- la gouvernance publique afin d’opérer une nouvelle phase de réformes, visant à renforcer tant l’éthique que l’efficacité des outils publics et de renforcer la confiance entre l’Etat, ses mandataires et les citoyens.

La stratégie commune des gouvernements s’appuiera donc sur ces piliers qui guideront, durant les cinq années à venir, l’action conjointe des gouvernements régionaux et communautaire de l’espace Wallonie/Bruxelles.

Pour réussir leurs projets, les gouvernements éviteront l’écueil de la défense d’intérêts catégoriels ou trop individuels pour promouvoir des valeurs collectives fortes telles que la solidarité, la responsabilité, la créativité, le respect et le souci de l’autre et des générations futures.

Dans le contexte difficile que traversent nos Régions, les gouvernements font le choix de la recherche, de la créativité et de l’innovation pour porter un projet de société à la fois ouvert sur le monde et riche de ses multiples diversités : Wallonie/Bruxelles, ville/campagne, pluralité des âges, langages et cultures, réalités des bassins de vie, etc. Pour construire pas à pas cet « à venir », les gouvernements de la Région wallonne, de la Communauté française et de la CoCoF s’engagent, dans la foulée de ce qu’ils ont déjà réalisé lors de leur processus de formation, à associer les acteurs, à impliquer les forces vives de Wallonie et de Bruxelles et le monde associatif à la définition des grandes options de leurs projets. Ils rappellent également leur attachement à la concertation sociale.

C’est également ensemble que les différents gouvernements qui souscrivent à ce socle commun proposeront des solutions concrètes aux problèmes ponctuels et structurels rencontrés par les familles, les citoyennes et citoyens de Wallonie et de Bruxelles, que ce soit par rapport à l’école, l’emploi, l’accueil de leurs enfants, l’accessibilité à un approvisionnement énergétique, la mobilité, la création d’entreprises, l’environnement, la qualité et l’accès à un logement, la sécurité ou bien d’autres dimensions encore.

2. Une Fédération Wallonie/Bruxelles consacrant la solidarité francophone dans un Etat fédéral belge moderne basé sur trois Régions fortes et égales

Pour porter ce projet et établir une réelle stratégie commune de développement, les Wallons et les Bruxellois francophones s’organiseront entre eux afin non seulement de s’affirmer ensemble de manière plus forte et coordonnée mais aussi de répondre aux besoins d’une meilleure efficacité et complémentarité des politiques.

A cette fin, les gouvernements de la Région wallonne, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la CoCoF organiseront ensemble un réel pilotage commun qui reposera sur deux Régions fortes composant ensemble une Fédération Wallonie-Bruxelles tout aussi forte.

Aujourd’hui, les citoyens wallons et bruxellois francophones s’identifient fortement à leur Région. Les leviers importants dont ce niveau de pouvoir dispose pour rencontrer leurs besoins quotidiens y ont contribué. Les Régions sont des acteurs majeurs de notre paysage institutionnel et le fer de lance du développement socio-économique des populations qui en relèvent.

Cette réalité porte en elle la volonté de développer des synergies entre les Régions wallonne et bruxelloise et d’assurer un lien de solidarité efficace entre la Wallonie et Bruxelles. Wallons et Bruxellois francophones ressentent également un sentiment d’appartenance à l’espace francophone commun que constitue la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les Wallons et les Bruxellois francophones ont tout à gagner à travailler ensemble dans un certain nombre de compétences communes, tant sur base de leurs Régions dont l’identité s’affirme progressivement, à Bruxelles comme en Wallonie, qu’à travers une institution commune optimalisée : la Fédération Wallonie/Bruxelles. Celle-ci incarne la solidarité francophone par un lien institutionnel permanent, tout en devant mieux prendre en compte les réalités régionales wallonne et bruxelloise dans la mise en œuvre de ses compétences propres.

La collaboration entre nos Régions concoure au même objectif de redressement régional et de mieux-être durable pour les Wallons et les Bruxellois.

Dans le même sens, les différents gouvernements continueront d’approfondir leur coopération avec celui de la Communauté germanophone.

Forts de cette nouvelle articulation, les responsables wallons et bruxellois contribueront également à la redéfinition du nécessaire équilibre institutionnel au niveau fédéral, à même de relever les défis d’aujourd’hui et de demain.

3. Des principes d’action en commun

La symétrie des compositions politiques des nouvelles majorités dépositaires de ce socle commun contribuera à renforcer la cohérence des politiques menées, à accroître leur efficacité et, partant, à relever les défis qui nous font face : défi social, défi environnemental, défi éducatif et défi économique.

Les gouvernements s’engagent en ce sens à amplifier le pilotage en commun et à augmenter les articulations et la cohérence des politiques. Ceci passera, notamment, par une présence plus significative de ministres régionaux – wallons et bruxellois – siégeant également au sein du Gouvernement de la Fédération Wallonie/Bruxelles, dans des compétences identiques ou connexes. Ce choix aura pour conséquence positive de renforcer la transversalité tout en réduisant le nombre global de ministres.

Par ailleurs, au-delà des compétences communautaires au sens strict, les gouvernements auront à cœur de développer une vision globale des enjeux. A cette fin, les gouvernements multiplieront les initiatives communes, coordinations formelles et informelles, politiques croisées, échanges, concertations et autres interactions. De même, conscients des difficultés actuelles, ils agiront dans un esprit de solidarité budgétaire, responsable et réciproque, entre les entités.

Sans préjudice de la visibilité propre de la Wallonie et de Bruxelles, cette volonté de coopération se manifestera également sur la scène internationale, notamment dans la préparation de la présidence belge de l’Union européenne du second semestre 2010.

Enfin, les nécessaires principes d’une gouvernance renouvelée, rigoureuse et renforcée, définis conjointement et consacrés dans les différentes déclarations gouvernementales seront mis en œuvre dans le même esprit volontariste en Wallonie et à Bruxelles et au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les institutions sont, par principe, au service de la population. La Région wallonne, la Commission communautaire française de Bruxelles et la Fédération Wallonie/Bruxelles entendent agir en parfaite intelligence en partenariat avec la Communauté germanophone pour faire de la législature 2009-2014 un moment clef pour le développement solidaire et durable de la Wallonie et de Bruxelles, au bénéfice de tous les Wallons et de tous les Bruxellois.

4. Un Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles émanant des deux gouvernements régionaux

Les gouvernements estiment que les institutions porteuses du projet de solidarité entre Wallonie et Bruxelles doivent être revisitées afin que les politiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles s’articulent mieux aux stratégies de développement régional. En effet, leurs compétences ne peuvent être séparées des enjeux démocratiques, socio-économiques et territoriaux qu’ont en charge les Régions sans toutefois qu’elles ne puissent s’y réduire.

L’adoption d’un socle commun aux déclarations de politique générale lie le Gouvernement de la Fédération Walllonie-Bruxelles, le Gouvernement wallon et le collège de la COCOF, sous le contrôle des différentes assemblées parlementaires concernées. Cette évolution constitue une avancée significative dans l’affirmation de cette articulation renforcée entre la Communauté et les Régions.

La présence renforcée de Ministres communs aux Régions et à la Fédération Wallonie-Bruxelles, et l’attribution à la même personne de la Présidence du Gouvernement de la Fédération et du Gouvernement wallon indiquent également le sens dans lequel les gouvernements souhaitent aller. Le Gouvernement de la Fédération pourra se réunir, selon les circonstances, tant à Bruxelles qu’à Namur.

Une telle composition du Gouvernement de la Communauté française, centrée sur les matières communautaires, ira de pair avec l’amplification de la coopération des deux Régions dans les matières régionales ou pour la définition d’orientations politiques majeures d’intérêt commun, via les réunions conjointes des gouvernements régionaux, ou via de nouvelles formes de coopération interrégionale.

Pour renforcer les politiques croisées Régions/Communauté, des task forces et des réunions communes des gouvernements de la Communauté, de la Région wallonne, de Bruxelles capitale et de la CoCoF, notamment en matières sociales-santé, de tourisme-culture, emploi-formation-enseignement seront également mises en place. Le Gouvernement veillera en outre à ce que les organes de coordination, tels que le Comité francophone des politiques sociales et de santé, soient effectivement réunis.

Par ailleurs, lorsqu’il s’agit d’élaborer la stratégie francophone au sein de l’Etat fédéral, le Gouvernement sera élargi à tous les membres francophones des gouvernements de la Région wallonne, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Région bruxelloise.

5. Plus de collaborations entre administrations

Les gouvernements souhaitent aussi rapprocher les administrations de la Communauté française et de la Région wallonne et de la CoCoF par les mesures concrètes suivantes :
- tendre vers un statut commun, pour tous les agents des niveaux de pouvoir concernés, y compris en uniformisant les procédures de nomination aux grades de fonctionnaires dirigeants et en favorisant la mobilité des agents entre administrations des différentes entités ;
- instaurer des synergies entre services publics et des institutions à compétence transversale, notamment en matière d’informatique administrative, de gestion des bâtiments, de services d’études, de prospectives et de statistiques, d’archives publiques,… ;
- envisager la fusion des services de médiation et de simplification administrative ;
- à défaut d’une évolution de la législation relative à la Cour des comptes pour lui permettre d’avoir une compétence de contrôle et de conseil à l’égard des organismes locaux et para locaux, constituer une « Cour des comptes » des entités fédérées, en s’inspirant du modèle de Cour des Comptes fédérale ;
- en cas de défédéralisation du Selor, veiller également à ce qu’un office de recrutement commun soit mis en place ;
- créer une école d’administration publique commune « Région wallonne – Communauté française – CoCoF » dispensant une formation de base et continuée de haut niveau ; en ce compris pour les fonctionnaires relevant des pouvoirs locaux.

6. Le renforcement des collaborations entre les trois Régions

Pour les gouvernements, les trois Régions gagnent également à amplifier leur coopération dans les matières régionales, en particulier lorsqu’une politique efficace exige de dépasser les frontières linguistiques (mobilité, emploi, …). Le Gouvernement continuera à encourager de telles collaborations qui, au-delà de l’exigence d’efficacité, participent aussi à une dynamique d’ouverture à l’autre, profitable à chacun. En particulier en matière économique, les premiers partenaires de la Wallonie sont Bruxelles et la Flandre. Une coordination des politiques économiques menées par les trois Régions pourrait renforcer l’impact des actions publiques. Dans ce cadre, une collaboration plus étroite devrait être développée avec la Région bruxelloise. La Wallonie compte des entreprises issues des secteurs primaire, secondaire et tertiaire alors que les entreprises bruxelloises appartiennent essentiellement au secteur tertiaire. Une coopération intelligente et équitable peut renforcer le développement économique de chacune des deux Régions.

Le Gouvernement propose de :

- coordonner davantage les plans économiques régionaux, particulièrement avec Bruxelles (exemple : extension des pôles de compétitivité) ;
- renforcer la cohérence des dispositifs de formation des Régions wallonne et bruxelloise afin d’optimaliser les qualifications de la main d’œuvre ;
- valoriser les synergies entre les dispositifs de promotion internationale des Régions.

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Il faut sauver le Consulat d’Italie !

juillet 8, 2009 · Laisser un commentaire

liegii1C’est avec inquiétude et détermination qu’Ecolo a réagi à chaque niveau de pouvoir concernant l’annonce de la fermeture possible de certains consulats, dont celui de Liège.

J’ai donc interrogé cet après-midi, le secrétaire d’Etat, Olivier Chastel au sujet du sort réservé aux Consulats italiens, précisément ceux de Liège, Genk et Mons. Si le gouvernement italien espère réaliser des économies en fermant ces consulats, Ecolo refuse de voir systématiquement les services offerts à la population être les premiers choix d’austérité budgétaire.

Le consulat joue également un rôle très important pour renforcer les liens culturels entre les citoyens belges et ceux de la communauté italienne.

Dans l’agglomération liégeoise, la population italienne est évaluée à plus de 40.000 personnes et, selon une étude orchestrée par les universités de Liège et d’Anvers, 21,5% de la population italienne de Belgique vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté.  Les services rendus par le Consulat sont donc essentiels.

La réponse donnée par le Secrétaire d’Etat indique que ce projet visant les consulats est d’ordre mondial et planifié pour 2013, j’ai dans cette dynamique insisté pour que le gouvernement belge fasse état à son homologue italien du réel problème engendré par cette “mesure”. Comme cette décision n’apparaît pas irrévocable, il est urgent et important de se mobiliser pour éviter qu’encore une fois un service direct aux citoyens soit supprimé!

Au parlement Wallon, Veronica Cremasco a déposé sa première interpellation au Ministre Président en ce sens, initiative également prise au niveau communal liégeois via une motion d’Alain Leens.

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Lier budget et nucléaire? Un terrain miné

juillet 7, 2009 · Laisser un commentaire

arton2010-200x113Le Premier Ministre l’a déclaré ce week-end : il entend lier la discussion budgétaire qui va s’ouvrir au niveau fédéral à l’avenir du nucléaire, ce qui signifie en clair la prolongation de la durée de vie des centrales. Ecolo est extrêmement surpris d’une telle absence de vision stratégique de la part d’une personnalité politique généralement plus prudente et mieux inspirée, sur un dossier – l’énergie – aussi fondamental pour notre avenir.

Pourquoi ? Essentiellement pour 5 raisons :

1. Ouvrir la possibilité de prolonger la durée de vie des centrales uniquement pour boucher un trou dans le budget, c’est consentir à des opérateurs privés déjà surpuissants un poids démesuré vis-à-vis d’un Etat déjà inconsidérément fragilisé notamment en matière de politique énergétique, depuis qu’il a cédé Electrabel à Suez ;

2. Subordonner l’avenir de l’ensemble de la politique énergétique du pays ou les questions inhérentes à la sécurité d’installations en fin de vie au bouclage du budget du gouvernement fédéral, c’est faire preuve d’une navrante irresponsabilité à l’égard de l’ensemble des citoyens belges ;

3. Lier le bouclage du budget à la prolongation des centrales revient à placer le lobby nucléaire dans une position de force inespérée, au moment où de plus en plus de voix s’élèvent enfin pour obtenir que le mix énergétique belge soit davantage diversifié ;

4. Depuis plusieurs années, les centrales sont amorties. Cet amortissement accéléré a été financé par les consommateurs à travers une majoration de leur facture électrique. Cela signifie que les opérateurs jouissent d’ores et déjà d’une rente nucléaire énorme, qu’ils ne ristournent pas aux consommateurs. En faisant l’impasse sur cette rente en offrant d’emblée aux opérateurs de prolonger les centrales contre une participation au budget de l’Etat, le gouvernement se place de son propre chef dans une position de battu avant même que toute négociation ait commencé ! Electrabel peut se frotter les mains, la Belgique se prépare à la payer trois fois : elle n’a pas payé un eurocent d’impôt en 2008, le gouvernement en place songe à lui offrir le cadeau d’une rente à vie et on lui présente la garantie de voir prolongée la durée de vie des centrales devenues d’énormes tirelires à fabriquer un fric fou.

5. Les vrais choix d’avenir en matière énergétique consistent à mettre le paquet sur les économies d’énergie et sur les investissements massifs dans les moyens de production alternatifs comme notamment la biomasse, la cogénération, l’éolien et le solaire. Prolonger la durée de vie des centrales constituerait un frein structurel majeur à ces indispensables investissements. Le gouvernement fédéral aura-t-il à cœur de s’en rendre compte ?

Au lieu d’offrir purement et simplement la prolongation de la durée de vie des centrales au lobby de l’électricité nucléaire, Ecolo propose que jusque 2025 et la sortie du nucléaire, les bénéfices illégitimes réalisés au départ des centrales amorties soient reversés intégralement aux pouvoirs publics et aux consommateurs et contribuent à la mise en place du parc de production d’électricité alternatif aux centrales qui devront fermer entre 2020 et 2025 – car pour celles qui doivent fermer avant 2020, l’alternative est d’ores et déjà assurée.

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Electrabel n’a pas payé d’impôts des sociétés au fisc!

juillet 3, 2009 · Laisser un commentaire

arton1089-200x150C’est avec stupéfaction que nous apprenions hier via la presse que le géant Electrabel, premier producteur d’électricité en Belgique, n’a pas payé d’impôt des sociétés au fisc belge pour l’exercice 2008. Si on excepte bien sûr la “contribution” imposée par le gouvernement aux exploitants nucléaires, dont la quote-part pour Electrabel s’est élevée à 222,4 millions d’euros (sur un total de 250 millions d’euros).

Electrabel n’a pas payé d’impôts mais en plus la société a eu droit à un crédit d’impôt de 94 millions d’euros ! Un véritable scandale au regard de la situation budgétaire de l’Etat. La première justification proposée serait que le résultat d’exploitation est en léger recul. L’arrêt et l’entretien de nos vétustes centrales nucléaires aurait provoqué  une augmentation des coûts.

Pourtant on peut légitimement penser que les prix de revient d’Electrabel pour l’électricité sont sans doute plus stables que les prix de vente pratiqués. Par ailleurs, il ne serait par ailleurs pas inutile de s’intéresser à l’étroitesse des relations entre Electrabel et son patron Suez, dans quelle mesure des flux ne s’égarent pas vers la France.

Ces constats rendent d’autant plus urgente et nécessaire l’instauration d’une taxe sur centrales amorties et les bénéfices indus. C’est en ce sens que j’interrogeais hier Didier Reynders en plénière, le compte rendu est disponible ici.

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Une victoire significative

juin 10, 2009 · Laisser un commentaire

s783166483_1816555_7389832Ça y est,  après quelques mois de campagne et plusieurs années de travail, Ecolo a obtenu un beau résultat.  Merci à vous  qui avez contribué au succès d’Ecolo ce dimanche 7 juin. Une victoire intéressante et mobilisatrice qui annonce un changement culturel dans notre vie politique.

Des chiffres éloquents à la hauteur du résultat historique de 1999 qui, aujourd’hui, ne fait plus figure d’exception. Cette reconnaissance prometteuse, nous devrons l’assumer avec une rigueur à la hauteur de notre enthousiasme. Ceci commence par des négociations avec les différents partis et la volonté d’Ecolo d’insuffler une dynamique positive à notre paysage politique.

La suite au prochain épisode!

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ECOLO, le vote utile!

juin 5, 2009 · Un commentaire

arton1626-200x142Le 7 juin c’est déjà ce dimanche.  Nous avns vu durant cette campagne, un affrontement PS-MR au comble de l’agressivité et des attaques déplacées de part et d’autre destinées à focaliser l’attention sur les mammouths du paysage politique francophone belge.

Cela nous fera-t-il oublier que le vote utile en ce carrefour des crises, c’est le vote vert ?

Aujourd’hui, ECOLO est un parti qui a atteint l’âge adulte. Indépendant des multinationales politiques bleues et rouges, ECOLO a pu s’affirmer comme la force progressiste moderne répondant avec crédibilité aux enjeux du 21e siècle.

Cette réussite est le fruit d’un travail de fond incessant, le résultat d’une expérience de la vie politique et de ses institutions, la conséquence d’un engagement fort autour de thématiques enfin reconnues aujourd’hui.

L’utilité d’ECOLO, c’est se donner la chance dans un système proportionnel de changer de levier. Aujourd’hui, ECOLO est en position de meneur de jeu, et le numéro dix de l’équipe n’y est pas pour rien. Si la victoire de 1999 avait un caractère ponctuel et contestataire, celle de 2009, si elle a lieu, pourrait être le signe d’un changement culturel politique fort initié dès 1980.

Oui oui, il est temps de passer dans le vert!

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Sauvons la poste

juin 3, 2009 · Laisser un commentaire

arton1120-200x134Ce matin en commission infrastructures, j’ai interrogé le ministre Vanackere concernant le remplacement annoncé de la fonction de facteur traditionnel et statutaire par celle de livreur contractuel.

Alerté par une action de la CGSP-Liège au bureau d’Hannut, il y a maintenant deux semaines, nous ne pouvions que nous inquiéter de l’avenir du métier de facteur en mettant en exergue le rôle social du facteur.

Jusqu’à maintenant, la Poste a organisé de nombreuses fermetures de bureaux de poste qu’elle a remplacés partiellement par des Points Poste(voir articles précédent), ce phénomène réduisait déjà drastiquement la qualité du service de proximité offert par la poste. Aujourd’hui, c’est le métier même de facteur  qui est menacé et désormais considéré comme un métier d’appoint.

En effet, ces nouveaux livreurs ne pourront pas travailler plus de 03.48 heures par jour et devront assurer la livraison de 600 maisons. Autrement dit cela signifie 22 secondes par maison. À ce rythme, il semble difficile d’entretenir le lien social!

Selon les estimations, cette mesure devrait supprimer à terme environ 30% d’emplois au sein de La Poste.

Devant ces constats, Monsieur Vanackere s’est voulu rassurant quand à l’emploi annonçant que La Poste ne compte pas supprimer d’emplois par voie de licenciements. Le ministre annonce que c’est au fur et à mesure des départs naturels que cette nouvelle fonction, le facteur de quartier, sera introduite.

Une réponse inquiétante qui n’indique en rien la recherche de solutions quant au métier lui-même ni quant au service.

Le ministre se préoccupe des chiffres en termes d’efficacité de tri, de rapidité de distribution et de coût mais n’évoque à aucun moment le rôle social du facteur. La fonction historique du facteur n’est plus du tout prise en compte.

Par ailleurs, le ministre de la fonction publique oublie de rappeler que si ceux qui ont investi dans la Poste ont amené des capitaux ils ont aussi réalisé une très belle opération financière, opération qui ne peut se faire au détriment d’un emploi de qualité.

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Quel paysage énergétique belge … ?

mai 14, 2009 · Laisser un commentaire

arton624-200x134Le rachat par Edf de la spe fait à nouveau apparaître l’absence totale de vision dans le chef de l’Etat belge en matière de politique énergétique. Avec Suez, ce sera désormais … 86% de notre électricité qui sera aux mains françaises (pour rappel, l’Etat français est actionnaire des deux sociétés) ! Bonjour l’indépendance énergétique … Et bonjour l’absence de concurrence, le marché étant désormais un duopole formel, un monopole en fait. J’ai interrogé cet après-midi le premier ministre Herman Van Rompuy à ce sujet. Sans surprise, le gouvernement considère n’avoir aucun moyen d’action, les rachats entre sociétés étant une affaire privée … Les écologistes ne peuvent accepter un tel fatalisme dans le chef des partis traditionnels. Il s’agit de prendre des mesures qui garantissent la stratégie énergétique du pays, une concurrence réelle au bénéfice des consommateurs et une diversification des sources de production, sans quoi nous allons au devant de graves problèmes.

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Canvas s’intéresse aux résultats des Verts !

mai 13, 2009 · Un commentaire

Les medias et les politiques flamands sont surpris de la montée en puissance d’Ecolo dans les sondages et ils s’interrogent sur le fait que groen! reste en-deça de 10%.  Pour nous, il est évident que l’écologie est tout aussi nécessaire en Flandre qu’en Wallonie et que groen! fait tout ce qu’il faut, comme Ecolo l’a fait, pour convaincre de plus en plus de personnes de ce point de vue.  Les choses sont peut-être un peu plus lentes, mais il faut reconnaître qu’il y a aussi quelques différences objectives, dont la moindre n’est pas qu’Ecolo est le seul parti d’opposition (au fédéral) du côté francophone ; c’est loin d’être le cas dans le paysage politique flamand !   Avec ma collègue députée fédérale Meyrem Almaci, nous avons eu l’occasion de donner notre point de vue dans l’émission Pharma sur Canvas ce mardi soir.

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Les PME sont le poumon de notre économie

mai 11, 2009 · Laisser un commentaire

La crise économie succède à la crise financière et met à mal différents secteurs de notre économie.

Les PME (petites et moyennes entreprises) n’échappent pas à la règle, voyant nos banques refinancées à coups de milliards par l’Etat rechigner à leur octroyer des crédits.

socialSelon le récent rapport du CEFIP (Centre de connaissance du Financement des Pme), les banquiers viseraient le risque zéro, ce qui mène à une augmentation du prix des crédits, mais aussi à une demande de garantie portant souvent sur la totalité du capital.   Par ailleurs, les banques réclament tellement d’informations que les PME ne peuvent plus faire face à une masse administrative trop importante à gérer.

C’est en ce sens que j’ai aujourd’hui interrogé la ministre Sabine Laruelle, demandant notamment que l’Etat exige des banques qu’elles soient un moteur de la relance par l’investissement.

Les PME constituent l’épine dorsale de notre économie, et sont le vecteur principal de création de nouveaux emplois dans de nouveaux secteurs d’activité. Nous ne pouvons pas nous permettre de les abandonner. Vous trouverez en cliquant ici, mon interpellation et la réaction de la ministre.

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Marchons pour un enseignement supérieur accessible à tous

avril 28, 2009 · Un commentaire

arton1218-200x134Parmi les éléments qui favorisent l’émancipation des personnes figurent les études supérieures. Si bien sûr on peut réussir sa vie sans avoir suivi d’études supérieures, il est indéniable que pour de nombreuses personnes faire des études peut représenter un tremplin vers l’épanouissement personnel.

Le hic, c’est que l’accès à l’enseignement supérieur et le fait de pouvoir y réussir dans de bonnes conditions n’apparait pas comme une évidence pour tous.

En effet, les personnes grandissant dans des milieux fragilisés subissent de plein fouet le coût de l’accès aux études supérieures en plus des difficultés d’ordre social ou culturel.

Cette actualité brulante n’a pas échappé à la plateforme « RESPACT » qui entend faire respecter le Pacte de New York, c’est-à-dire diminuer le coût des études, qu’il soit direct ou indirect pour tendre progressivement vers la gratuité. Pour que cela soit possible, cela nécessite de faire des choix politiques, d’orienter des moyens pour plus de démocratisation.

C’est en ce sens qu’avec ma collègue écologiste et également ancienne présidente de la FEF, Emily Hoyos, j’irai manifester cet après midi avec la plateforme RESPACT, cela nous rappellera sans doute de chouettes souvenirs…

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Mobilisons nous pour la libération de tous les prisonniers politiques en Birmanie. Et si on signait la pétition ?

avril 14, 2009 · Laisser un commentaire

fbppnLibération de tous les prisonniers politiques en Birmanie.

Agissons maintenant !

Près de 200.000 personnes l’ont déjà signée !

Objectif : 888.888 signatures à l’attention de Mr Ban Ki Moon, secrétaire général de l’ONU.

« Tant que l’ensemble de nos prisonniers politiques ne sont pas libres, aucun de nous ne peut clamer que la Birmanie est réellement sur la voie de la Démocratie » déclare Aung San Suu Kyi, lauréate du Prix Nobel de la Paix en 1991 et maintenue en résidence surveillée durant treize des dix-neuf dernières années.

Le gouvernement militaire doit procéder à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, y compris Aung San Suu Kyi, Khun Tun Oo et Min Ko Naing. La libération de tous les prisonniers politiques est une pré-condition fondamentale et l’étape la plus importante pour la liberté et la démocratie en Birmanie.

C’est ensemble que nous pourrons parvenir à un résultat !

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Assurances hospitalisation : Vaudeville autour d’un mauvais projet

mars 19, 2009 · Un commentaire

hospitalisationPour la deuxième fois en une semaine, la Chambre avait à son ordre du jour cet après-midi le vote sur le projet de loi concernant les assurances hospitalisations. En effet, lors d’une première tentative jeudi passé, la Chambre n’avait pas pu adopter ce – mauvais – projet en raison de l’absence de nombreux députés de la majorité.  Ce scénario déplorable s’est reproduit ce mercredi ! Faute à nouveau de quorum malgré deux essais à 14h30 puis 15h30, le point est à nouveau reporté, cette fois à la séance de ce jeudi.  Faut-il s’attendre à un tel mépris du parlement pendant la période de campagne qui commence à peine ?

Au delà de ces péripéties parlementaires, le dossier « assurances hospitalisation » est un dossier très sensible, car nous connaissons tous des situations dramatiques lorsque des assurés ont été confrontés à des hausses de tarifs brutales et très importantes. Il y a eu dans certains cas des primes multipliées par 3, 4, 5 !  Le projet du gouvernement annonce viser à « réparer » la loi de 2007, mais il a été écrit essentiellement pour les assureurs et ne garantit pas la protection des citoyens face à ces dérives.

Une pétition, lancée par Test Achats, a rassemblé 40.000 signatures et a été déposée dans les mains du président de la Chambre la semaine passée.  Sur base de cette pétition, j’ai au nom du groupe Ecolo-groen ! demandé le renvoi du texte en commission ou, à défaut, l’adoption de multiples amendements.  Hélas, ceux-ci ont été rejetés par la majorité.  Ils visaient notamment à ce que :

- l’on autorise plus de telles dérives non contrôlées dans l’augmentation des primes ;

- l’évolution des primes des assurances soient basées sur un index médical et non simplement sur la répercussion des coûts des assureurs ;

- qu’une personne qui a cotisé toute sa vie puisse clôturer son contrat ou changer d’assureur sans perdre toute la provision ainsi constituée.

Notre groupe, en cohérence avec ses prises de position en commission puis en séance plénière, s’opposera à nouveau, demain, à ce projet.  Dans la majorité, en-dehors de quelques abstentions de façade, il est à craindre que la mobilisation citoyenne autour de ce dossier n’ait que fort peu d’impact.

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ECOLO déplore les fermetures de bureaux de poste

mars 10, 2009 · Un commentaire

arton1120-200x134J’ai  interpellé le ministre des entreprises publiques, Steven Vanackere, au sujet de la fermeture de la poste rue Mangombroux à Verviers.

Comme on pourra le lire dans le compte-rendu,  une question parlementaire a été adressée au ministre Vanackere concernant le bureau de poste de la rue Mangombroux, en commission Infrastructures de la Chambre ce lundi. Cette question fait notamment suite au débat ayant eu lieu récemment au Conseil communal de Verviers à ce sujet.

Ecolo regrette évidemment la succession de fermetures de bureaux de poste en cours depuis quelques années, comme nous l’avons déjà fait savoir à de nombreuses reprises. La rue Mangombroux est une des dernières victimes de cette politique, particulièrement néfaste pour les personnes précarisées ou à mobilité réduite. Le service de proximité offert par la poste dans des zones où vit une population plus fragilisée ayant directement recours au service postal est ainsi balayé d’un revers de main.

Dans d’autres localités, pour répondre au moins partiellement à ce problème social, des points postes sont implantés. C’est initialement ce qui était envisagé à Verviers mais, aucun point poste n’a à ce stade vu le jour afin de compenser tant bien que mal cette perte supplémentaire.

Le Ministre Vanackere a confirmé qu’il restait envisagé d’ouvrir un point poste en compensation de cette fermeture, mais qu’un lieu pour implanter un point poste devait d’abord être identifié. Le résultat est que l’on se trouve dans une situation transitoire, sans bureau ni point poste ! Ce qui est dommageable pour la population et contraint celle-ci à modifier plusieurs fois ses habitudes. L’identification d’un point poste devrait précéder la fermeture des bureaux !

Tout en regrettant la fermeture définitive du bureau, nous ne pouvons qu’espérer qu’une solution rapide soit trouvée pour qu’au moins un point poste voie le jour.

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“Forum nucléaire”, campagne de propagande d’un secteur en perte de vitesse

février 11, 2009 · 2 commentaires

arton991-200x150Sous le couvert du « Forum nucléaire » (www.forumnucleaire.be), le lobby nucléaire envahit tant l’espace public que de nombreux médias depuis quelques jours. Le coût de cette campagne de propagande est évalué à deux millions d’€.

Ce mal nommé « Forum nucléaire » regroupe des constructeurs nucléaires (le français Areva et l’américain Westinghouse) et les producteurs nucléaires présents sur le marché belge (le français GDF Suez, par le biais de sa filiale Electrabel, et la SPE). Ces entreprises réalisent actuellement des profits gigantesques (1 milliard d’euros par an) grâce aux bénéfices générés par des centrales désormais amorties grâce à la contribution substantielle des consommateurs, qui ont pendant des années payé un surcoût sur le prix de leur kWh. Les risques et la gestion des déchets qui resteront radioactifs des centaines de milliers d’années demeurent eux à charge de la collectivité. C’est peu dire qu’il y a là une répartition des charges et des bénéfices inéquitable.

À côté des entreprises privées du secteur associées à cette campagne spectaculaire se retrouvent également des organismes tels que l’Institut national des Radioéléments (IRE) de Fleurus, le Centre d’Etude de l’Energie Nucléaire (CEN) de Mol et Belgoprocess, une filiale à 100 % de l’Organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (ONDRAF). Il s’agit là d’institutions entièrement ou partiellement publiques, et en tout cas sous tutelle publique.

L’usage d’argent public pour financer cette campagne de propagande du secteur nucléaire est un scandale démocratique. Nos députés Muriel Gerkens et Philippe Henry interpellent cette semaine le ministre fédéral Paul Magnette à ce sujet.

Pour être complet, signalons encore que Synatom, une filiale d’Electrabel (GDF Suez), est également membre du « Forum nucléaire ». Il est tout aussi inacceptable que cette entreprise, qui gère les provisions constituées pour le démantèlement des centrales nucléaires belges ainsi que pour la gestion de leurs déchets radioactifs, participe à une campagne pour reporter la fermeture desdites centrales.

Pour Ecolo, cette opération apparaît d’abord comme un exercice illégitime de relations publiques d’une industrie en perte de vitesse qui se cherche envers et contre tout un avenir. Actuellement, seuls deux nouveaux réacteurs sont en construction en Europe (deux centrales de 1.600 MW en Finlande et en France). Le montage financier des ces nouveaux réacteurs est difficile et les opérateurs accumulent déjà des retards de construction de plusieurs années. A titre de comparaison, plus de 8.000 MW de nouvelles capacités éoliennes ont été installés en Europe l’an dernier.

Pour Ecolo, le nucléaire n’est et ne peut être la solution d’avenir. Non par obstination idéologique mais parce que de très nombreux critères objectifs démontrent que, nonobstant le rôle limité que cette énergie aura joué dans l’histoire récente, elle n’est pas en mesure de répondre aux mutations fondamentales auxquelles nos sociétés doivent faire face au cours de ce siècle.

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Tour des finances : une improvisation préjudiciable aux liégeois !

janvier 27, 2009 · Laisser un commentaire

imagesDésireux d’obtenir quelques éclaircissements sur le futur emplacement de la cité des finances. Ecolo s’est inquiété au niveau communal comme au fédéral de la méthode employée par la ville et la régie des bâtiments pour décider de l’avenir de la tour des finances. Et le moins que l’on puisse dire, dans ce dossier comme plus globalement dans l’aménagement du quartier des guillemins, c’est qu’il règne une cacophonie certaine, préjudiciable aux intérêts des liégeois.

J’ai ainsi interrogé le ministre des finances Didier Reynders cette semaine à la Chambre. Sa réponse a confirmé qu’à ce stade une seule offre – celle de Fedimmo – était prise en considération et en cours d’analyse. Le ministre libéral a par ailleurs précisé que le courrier de recours de SNCB Holding était actuellement « analysé ». Nous veillerons donc à ce suivi.

Comme on le sait, les 3 premiers projets n’ont pas reçu le visa de la ville parce que situés « hors zone » et la SNCB holding ne l’a reçu que le 23 décembre, trop tard pour rentrer son dossier dans les temps. D’autant que dans ce certificat, la Ville émettait plusieurs conditions importantes : il fallait revoir le gabarit et la densité du bâtiment, mais aussi y prévoir des ouvertures. Au final, on se retrouve donc à ce stade avec un seul projet pour un bâtiment d’une envergure pareille. C’est extrêmement problématique et ne permet pas la comparaison entre plusieurs offres.

En outre, nous notons que parmi les projets présentés aucun ne retient la solution de la réhabilitation du bâtiment actuel. Cela mérite au minimum une explication. En effet, une directive européenne précise que la réhabilitation d’une structure peut être retenue comme projet à part entière. Un choix qui peut en certaines circonstances s’avérer plus économique. A partir du moment où l’on envisage de toute façon la création de toute pièce d’une nouvelle tour, la question d’un réaménagement et d’une intégration de la tour existante dans le nouvel environnement du quartier mérite d’être posée.

Dans la même dynamique, Véronica Cremasco a interrogé ce lundi au conseil communal le collège sur ses intentions et sa stratégie. Vigilance déjà exercée le 28 avril 2008. Si précédemment nous nous étions inquiétés des critères retenus par le collège pour délivrer les CU2, aujourd’hui nous restons très interpellés sur le fait que sur les 5 projets introduits, seul celui de l’architecte Dethier a été retenu. Etonnement, il s’agissait du seul projet défendu par la ville de Liège …

Ecolo s’inquiète donc de l’improvisation ambiante avec laquelle des investissements aussi importants sont gérés et du manque de collaboration entre les différents interlocuteurs publics. Liège ne peut souffrir d’intérêts mesquins et d’égos mal placés. Il est urgent de définir un projet commun et d’organiser, dans la transparence, un travail coordonné au bénéfice de l’intérêt général.

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Bon vent à tous vos projets pour 2009!

décembre 22, 2008 · Laisser un commentaire

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Paquet climat européen : une première étape nécessaire, mais insuffisante

décembre 13, 2008 · 3 commentaires

ddvLes chefs d’Etat européens ont finalisé cette semaine un premier accord climatique. L’Europe devient en effet le premier continent à se doter d’objectifs de cette nature et c’est une étape nécessaire, importante dans le cadre de la négociation mondiale en cours, notamment à Poznan, et qui devrait aboutir l’année prochaine à Copenhague. Toutefois, on ne peut se réjouir que fort modérément lorsque l’on prend acte du contenu final de l’accord et du chemin qu’il reste encore à parcourir.

D’abord concernant le niveau des objectifs eux-mêmes, dans la mesure où les scientifiques nous disent qu’il nous reste 4 à 10 ans pour agir. Et que pour limiter le réchauffement global moyen à 2 degrés, les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de 25 à 40% pour 2020, donc bien davantage encore de ce que l’Europe a décidé à ce stade.

Ensuite et surtout en raison du recul opéré dans les dernières étapes de la négociation entre Etats sous la pression de plusieurs lobbies économiques puissants concernant les quotas d’émission pour les entreprises. De nombreux secteurs vont ainsi garder des quotas d’émission gratuits, ce qui conduit à ne pas encourager suffisamment, et pas suffisamment vite, ces secteurs à s’orienter vers de nouvelles technologies moins énergivores. Par ailleurs, cela diminuera d’autant les moyens dont disposeront les Etats pour encourager la recherche et l’émergence de nouvelles technologies vertes. C’est un très mauvais signal au monde économique et cela limitera la capacité européenne à anticiper les mutations nécessaires de notre économie. Et cela n’anticipe pas suffisamment le passage de 20 à 30% de réduction en 2020, évoqué plus haut.

Enfin, on ne peut que regretter amèrement que l’Europe mise une bonne partie de son effort de réduction d’émissions sur des investissements à réaliser en-dehors de son territoire, en décidant d’augmenter le recours possible aux mécanismes de développement propre. C’est sans aucun doute le plus mauvais signal donné par l’Europe aux pays du Sud, en plein milieu de la conférence de Poznan. Il est évidemment légitime d’attendre des pays en développement qu’ils tiennent compte de l’enjeu climatique et l’intègrent dans leur développement en limitant au maximum leurs émissions ; la planète ne pourra être sauvée sans eux. Mais il n’est absolument pas légitime d’exiger de leur part le respect de contraintes environnementales fortes sans être d’abord très exigeants avec nous-mêmes, nous les pays industrialisés responsables de l’existence même du réchauffement global.

Fort heureusement, les objectifs chiffrés du « Paquet 3×20 » proposé initialement par la Commission européenne n’ont pas été remis en cause, à savoir : 20% d’énergie renouvelable, 20% d’efficacité énergétique, 20% de réduction de CO2 d’ici 2020. L’Europe annonce que l’objectif reste celui d’un accord mondial portant l’objectif de réduction à 30% d’ici 2020, mais qu’elle ne le décidera pas sans accord avec les autres continents. Il faut effectivement tout faire pour obtenir un tel accord l’année prochaine à Copenhague.

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À la veille de la journée internationale en faveur du climat, ECOLO et GROEN ! présentent ensemble une “loi climat” ambitieuse pour la Belgique !

décembre 5, 2008 · Laisser un commentaire

À la veille de la journée internationale d’action en faveur du climat qui se déroulera ce samedi 6 décembre et qu’Ecolo soutiendra activement, nous vous invitons à prendre connaissance de l’importante proposition de loi « climat » qu’Ecolo et Groen ! ont déposée ensemble au Parlement (cf annexe).

Le but de ce texte est de doter notre pays d’un objectif très ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre et surtout d’une méthode pour y arriver, en organisant ces réductions par secteur d’activités et en les phasant dans le temps sur base de « budgets d’émissions annuels ».

Les objectifs que nous proposons, dans la foulée des conclusions du GIEC, sont de 30% d’équivalents CO2 par rapport à 1990, à l’horizon 2020 ; 50% à l’horizon 2030 et 90% à l’horizon 2050. Les budgets d’émission diminueraient chaque année de 3%. Une Commission d’experts serait chargée de contrôler le respect des objectifs. En cas de non respect, des amendes seraient perçues par un Fonds dont les moyens financeraient le développement de mesures supplémentaires dans le cadre de la politique Climat.

Pour les Verts, seule la mise en œuvre d’une législation stricte pourra permettre de réaliser cet objectif essentiel de réduction des émissions, à l’instar de ce qu’a d’ailleurs voté la Grande-Bretagne.

C’est aussi une opportunité formidable pour notre pays de s’engager résolument dans l’économie durable, créatrice de milliers d’emplois, plutôt que d’attendre que de tels choix s’imposent à nous.

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Les Amis de la Terre au parlement

novembre 28, 2008 · Un commentaire

tba_003thumbnailNous avons besoin d’une législation stricte autour du climat, la Belgique est l’un des plus mauvais élèves de la classe dans cette matière, et en reste au stade des vaines promesses et des demi-mesures. Entre temps, au Royaume-Uni, une loi climatique a été adoptée. Aidez-nous à faire en sorte que cela arrive ici aussi.

Le 10 Août, plus de 6.000 personnes ont participé au tournage du vidéoclip “The Big Ask” à Ostende, une prestation unique, entièrement portée par des bénévoles (toute l’équipe du tournage, la maison de production, les compositeurs Alex Callier et Cédric Murrath de Hooverphonic, l’intendance, les figurants, …). A présent, le moment est venu de dévoiler le résultat au monde entier et de le partager avec tout le monde!

Visionnez donc notre vidéoclip sur cette page. Ensuite, faites quelque chose, ACT NOW!

Confrontez les décideurs politiques aux faits. Envoyez ce clip à vos amis, votre famille, vos connaissances et collègues. Signez la pétition-vidéo et demandez-leur de faire de même.

Criez aussi fort que vous le pouvez, gueulez même dans le train, au travail et au milieu de la rue : ACT THE F*CK NOW!!! (Il est temps d’agir, b*rdel !!)

Cette campagne est menée simultanément dans pas moins de 17 pays. Et la boule de neige ne cesse de grossir, avec votre aide … assez de blabla, il est temps d’agir!

Plus d’info sur www.thebigask.be

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Est-ce bien le moment?

novembre 26, 2008 · Un commentaire

imagesNous vivons actuellement une crise globale, financière et environnementale. Une situation difficile devant laquelle chacun à son niveau se doit de prendre ses responsabilités afin de mettre à l’agenda des solutions rapides et pragmatiques.

De notre côté, nous travaillons comme vous pourrez le voir en cliquant ici, nous travaillons dans une dynamique constructive cherchant à dégager des solutions pour un avenir durable pour tous.

Or, pendant que la future administration américaine planche sur un plan de relance durable, pendant que l’Europe propose un plan de relance de 200 milliards d’euros, pendant que l’OCDE annonce des chiffres de chômage accablant pour 2020, certains apparemment peu soucieux de l’avenir des citoyens en Belgique et ailleurs ne trouve rien de plus fin et élégant que de raviver les tensions communautaires.

Marino Keulen semble atteint “d’absurdisme chronique”, nous ne pouvons que déplorer cette inflexibilité nauséabonde alors que le politique doit aujourd’hui montrer pourquoi et comment il se doit d’être utile dans une situation préoccupante.

Sur ce, je vous invite à savourer cette phrase de Javier Solana en visite au parlement fédéral évoquant la non nomination des bourgmestres… “Une journée où en un très court espace de temps, on passe des grands problèmes du monde aux ukases communautaires…”

A bientôt

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Nucléaire : que le gouvernement prenne ses responsabilités !

octobre 29, 2008 · Laisser un commentaire

Voici 5 ans, le gouvernement arc-en-ciel avait pris ses responsabilités en matière de politique énergétique, en donnant résolument une chance aux technologies d’avenir. C’est aujourd’hui au Gouvernement réunissant socialistes, libéraux et sociaux-chrétiens de prendre les siennes, en décidant ou non de revenir sur la loi de sortie du nucléaire.

Pour des raisons qui lui sont propres, le cdH a décidé que, depuis l’opposition, Ecolo était responsable de l’absence de politique énergétique fédérale au sein de la majorité. S’il souhaite changer de politique énergétique, le cdH a pourtant tout loisir de le faire, lui qui participe au gouvernement. En réalité, le piège tendu à Ecolo par le cdH est gros comme les bénéfices d’Electrabel ; Ecolo ne tombera pas dedans.

Pour les écologistes, le débat n’est pas idéologique mais bien fondamentalement économique et démocratique.

  1. Commençons par comparer les factures puisqu’il paraît que sans le nucléaire, l’électricité sera plus chère. Au prix du jour, pour une consommation moyenne de 2500kw/h (ménage 2 personnes), prenons deux exemples : le tarif (fixe pour 1, 2 ou 3 ans) de Lampiris (dont 100% de l’électricité est verte) est de 544,15€/an. Celui d’Electrabel (tarif variable), avec 58,4% d’électricité nucléaire, est de 549,3€. Résultat : l’électricité verte est moins chère pour le consommateur.
  2. A l’inverse du gouvernement et des partis qui le composent, Ecolo a déposé dès 2005 un plan crédible de mise en œuvre de la sortie du nucléaire en Belgique (cf. « Electricité : sortir du nucléaire et respecter Kyoto » – pdf ci-dessous) qui permet d’atteindre les objectifs internationaux les plus ambitieux de réduction de gaz à effet de serre (GES). Ce plan de production d’électricité durable est notamment fondé sur une politique de maîtrise de la demande énergétique (à travers l’efficacité énergétique et les économies d’énergie) et sur le développement de l’éolien en mer, de la cogénération et de la bio-méthanisation (les verts européens ont également développé un plan énergétique global à l’horizon de 2030 pour l’ensemble de l’Union Européenne).
  3. Une étude beaucoup plus récente du Bureau du Plan que celle utilisée par M. Antoine, est celle présentée en septembre dernier [1], qui montre que, tout en sortant du nucléaire, la Belgique peut atteindre ses objectifs dans le cadre du paquet « énergie-climat » de l’UE, à savoir une réduction de 15 pc ses émissions de GES et l’objectif d’atteindre 13 pc d’énergie renouvelable pour 2020. Et ce à moindre coût : dans ce scénario, l’impact macro-économique pour la Belgique varierait de 0,07 pc du produit intérieur brut (PIB) à 0,45 pc, en fonction des recettes de l’Etat après la mise aux enchères des droits d’émission de CO2 et de leur réinvestissement. Si l’on prend en compte la croissance du PIB prévue de 2010 à 2020, celle-ci subirait, sur base annuelle, un ralentissement de 0,006 à 0,04 points en fonction des scénarios. C’est extrêmement peu. En termes d’emploi, en fonction du réinvestissement des recettes des droits d’émission dans, par exemple, une réduction des charges patronales, l’étude donne un gain de 25.000 emplois pour le scénario le plus optimiste.
  4. Alors que le choix se pose entre d’une part des ressources énergétiques inépuisables et gratuites (le vent, le soleil, …) ou renouvelables (la biomasse, …) et, d’autre part, des ressources énergétiques limitées et dont le coût augmente de façon tendancielle (le pétrole, l’uranium, …), la plupart des partis politiques traditionnels donnent la priorité à des ressources limitées et définitivement chères. La seule rationalité qui se cache derrière ce choix est celle du big business : le principal frein au développement du recours à la biomasse, au soleil, au vent, etc. est qu’ils ne sont pas cotés en bourse. A cet égard, et pour information, le prix de l’uranium a augmenté de 1000% en 2 ans et il fait l’objet d’une spéculation effrénée, tablant sur sa raréfaction.
  5. Plutôt que de favoriser l’émergence des conditions légales, juridiques et financières qui permettraient le développement effectif des alternatives de production industrielle d’électricité sur notre territoire, la « Communauté de l’atome » cache son attentisme intéressé derrière l’alarmisme et le catastrophisme, en agitant le spectre de la pénurie. Or, le monde industriel belge n’a pas attendu l’échéance de la loi de sortie du nucléaire pour investir dans une capacité de remplacement : depuis l’entrée en vigueur de la loi, des investissements importants ont déjà été consentis dans des centrales au rendement élevé et dans le renouvelable, garantissant d’ores et déjà la sécurité pour la fermeture des premières centrales prévue en 2015.
  6. La défense de l’option nucléaire au nom du « mix énergétique » est une imposture car le maintien de cette option ne peut se faire en développant les alternatives : elle ne peut se faire que contre le développement des alternatives. Prolonger les centrales empêchera en réalité la Belgique de remplir ses engagements européens de production d’énergie verte. De plus, avec près de 60% d’électricité produite via le recours à l’uranium, on peut difficilement défendre l’idée que le prolongement des centrales favorise le mix énergétique prétendument promu. Dans le même temps, pour maximiser ses profits et monopoliser le marché, Electrabel-Suez fait de la concurrence déloyale et freine la production renouvelable et les projets de cogénération de ses concurrents ainsi que les centrales au gaz. Electrabel profite des énormes aides publiques reçues pour ses centrales nucléaires pour abaisser ses tarifs sous les prix de revient de ses concurrents. Sans ces aides publiques, la concurrence serait plus loyale et les alternatives au nucléaire se développeraient mieux et plus vite. Or, même le Commissaire européen à l’énergie reconnaît que le nucléaire a besoin d’aides publiques pour exister en Europe.
  7. Choisir de miser l’avenir sur l’uranium (d’autant plus épuisable qu’on multiplie les centrales) et l’hyper centralisation nucléaire au lieu de booster les unités de production renouvelables décentralisées constitue enfin un choix particulièrement hasardeux, non seulement sur un plan financier (cf. supra) mais encore plus fondamentalement sur un plan démocratique : comme on le voit au Niger dès à présent pour l’uranium (et de façon beaucoup plus dramatique encore avec la guerre pour le contrôle des ressources pétrolières irakiennes, par exemple), l’accès à et la détention des ressources énergétiques fossiles continueront à conduire à toutes les exactions dont la seule justification relève de la loi du plus fort.

Au niveau politique, ce qui manque en réalité avant tout depuis 5 ans, c’est-à-dire depuis la mise en place du Gouvernement violet puis du Gouvernement actuel, c’est la volonté politique pour faire face au lobby nucléaire. Pour Ecolo, on ne construira pas l’avenir énergétique du XXIème siècle avec les coûteuses technologies du XXème. En se faisant le porte-parole du lobby nucléaire, le cdH redevient le bon vieux défenseur du passé.

Pour Ecolo, aujourd’hui plus que jamais la priorité doit être donnée aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables – ce qui ne se limite pas aux éoliennes ! – et non à trouver de nouvelles raisons de temporiser ou de ne pas agir. Ces filières vertes doivent du reste être placées au cœur d’un plan de relance écologique à impulser d’urgence pour sortir de la crise financière et de ses conséquences, au niveau européen, mais aussi en Belgique. Plus que des mots ou de la tactique préélectorale, cela requiert de la volonté politique et des moyens budgétaires ambitieux !

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Venez chatter avec moi ce midi sur le site du Soir

octobre 29, 2008 · Laisser un commentaire

Ce lundi matin, Ecolo se faisait allumer par l’ex-psc aujourd’hui cdh sur la question nucléaire. Cette sortie peu élégante a néanmoins provoqué le débat sur le nucléaire. Pour en parler avec réalisme, sans dogmatisme, je vous propose de me rejoindre ce mardi midi sur le site du Soir afin de discuter ensemble de la question du nucléaire. A très vite!

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La douche froide pour les étudiants étrangers

octobre 24, 2008 · Un commentaire

La ministre Turtelboom fait encore parler d’elle et de sa vision peu humaine de l’accueil dans notre pays.  Elle entend rendre plus difficile voire impossible l’accès des étudiants étrangers aux études supérieures sur notre territoire.  Le monde universitaire et des hautes écoles se mobilise unanimement pour dénoncer ce projet et c’est une fort bonne chose.  L’accès des jeunes étrangers à nos institutions d’enseignement supérieur est un moyen puissant de développement de ces pays et en même temps une belle occasion pour nos jeunes de rencontrer d’autres jeunes de toutes cultures et de tous horizons.  De mon côté, j’ai adressé une question parlementaire à la ministre depuis déjà … 3 semaines !  Malheureusement, impossible d’obtenir sa réponse en commission; au mieux ce sera la semaine après le congé de Toussaint.

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Les mensonges de l’économie virtuelle gagnent le budget de l’Etat

octobre 16, 2008 · Laisser un commentaire

Le gouvernement a choisi de présenter au Parlement un budget de façade pour dissimuler un déficit. Alors que l’accord budgétaire se base sur un taux de croissance de 1,2 pc, le Fonds monétaire international (FMI) a prévu une croissance de 0,2 pc en 2009 pour la Belgique, voire une récession, comme en témoignait d’ailleurs lui-même publiquement voici quelques jours le Secrétaire d’Etat aux finances, Bernard Clerfayt.

Le gouvernement table donc sur un taux de croissance inatteignable mais annonce par ailleurs avoir dégagé des surplus pour financer ses promesses. Ces marges virtuelles ne peuvent répondre aux besoins réels de nos concitoyens.

Les plus grandes incertitudes planent en outre sur les recettes en provenance des entités fédérées et les difficultés seront nombreuses pour réaliser l’ensemble des “mesures one-shot” prises, en dépit des engagements répétés et solennels de la famille sociale-chrétienne.

Un déficit budgétaire aurait été acceptable en ces temps économiques difficiles et en fonction d’une réelle ambition politique qui dépasse le court terme, mais ce qui est inacceptable, c’est de le dissimuler, c’est de ne pas assumer.

Ecolo s’interroge également sur l’avenir des pensions et le silence du gouvernement concernant l’approvisionnement du fonds de vieillissement. La situation économique a montré les limites des deuxième et troisième piliers de pension, et voici que le gouvernement ne fait rien pour assurer le financement à moyen terme et le renforcement du premier pilier !

Outre ce façadisme nuisible pour la confiance du citoyen , les décisions du gouvernement ne répondent à aucun projet politique clair et ambitieux, susceptible de répondre aux graves enjeux du moment, que ce soit en matière économique – où chacun convient que la crise va s’approfondir, en matière environnementale – où la crise est avérée mais non prise en compte, ou en matière sociale – où la crise est dramatique pour de plus en plus de citoyens. Ainsi, rien par rapport aux promesses en matière de prix et de politique de l’énergie, rien de crédible sur les 200.000 nouveaux emplois pourtant annoncés, rien sur la régularisation des demandeurs d’asile, rien qui renforce les pouvoirs publics au moment où il apparaît pourtant que leur rôle est déterminant face aux dérives d’un marché débridé et non régulé, malgré les engagements des uns et des autres..

Au contraire, c’est précisément à ce moment que socialistes, libéraux et humanistes décident de ponctionner et de fragiliser les entreprises publiques, comme La Poste ou la SNCB, où on assiste au retour spectaculaire de l’ère Schouppe, c’est-à-dire que l’argent va servir à tout sauf au transport ferroviaire.

Croissance imaginaire, fragilisation des services publics au moment où les citoyens en ont le plus besoin, ponction dans les entreprises publiques alors qu’à côté de ça, « l’équipe » Leterme vient de décider de travailler vite pour rassurer la bourse et les banques. Ecolo condamne le fait qu’il n’ait pas travaillé avec autant de volontarisme pour régler tout autre problème, notamment en matière sociale et environnementale.

En ce qui concerne la régularisation des sans-papiers, les promesses du PS et du CDH sont abandonnées ! Le mot « régularisation » lui-même disparaît de la déclaration ! Entre le PS déclarant haut et fort qu’il ne participerait pas au gouvernement sans une régularisation conséquente et la présidente du CDH exigeant le règlement du dossier pour ce 14 octobre, les sans-papiers attendent toujours. Le caricatural « nos chômeurs d’abord ! » du MR masque en réalité : « l’exploitation illégale d’abord ! », et cela aux dépens de l’emploi de tous. Enfin, la Ministre Turtelboom continue à durcir la politique d’expulsion et poursuit l’enfermement exceptionnel d’enfants. Le moins qu’on puisse dire est que ce dossier a perdu toute approche humaine au sein du gouvernement Leterme.

Depuis des semaines, chacun affirme qu’il faut rétablir la confiance sur les marchés ; ce n’est en tout cas pas avec ce budget 2009 que le gouvernement fédéral rendra la confiance aux citoyens.

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250 millions puisés dans Synatom : un fiasco pour le contribuable !

octobre 6, 2008 · Laisser un commentaire

A la lecture du communiqué du Conseil des Ministre de ce 3 octobre, il se confirme que la saga des 250 millions d’euros que M. Magnette affirmait pouvoir arracher à Electrabel se solde par un fiasco pour le contribuable.

Au lieu de concrétiser ses déclarations matamoresques, le Ministre de l’Energie a donc fini par puiser dans les caisses du fonds Synatom, patiemment alimenté par tous les belges au fil des années, plutôt que dans celles du géant énergétique.

Ecolo avait toujours émis les plus grands doutes quant à la réalité d’une formule de « contribution volontaire », de même qu’il avait trouvé effarante l’annonce d’une telle contribution avant toute négociation avec le secteur.

Par la suite, les épisodes se sont multipliés : on se rappellera l’annonce par le Ministre de l’obtention de cette contribution volontaire, pluriannuelle mais dont seul le montant pour 2008 aurait été fixé, à hauteur de 240 millions à charge de Suez et 10 millions de la SPE-Luminus.  Un « accord » dénoncé quelques heures plus tard par Suez. Après quoi, le Ministre avait soutenu qu’en l’absence d’accord, il y aurait « taxation pure et simple ».

Là aussi, c’est tout le contraire qui s’est produit ! Sauf à considérer que les milliards de Synatom sont devenus la propriété de Suez (ce serait un scoop encore plus tragique !), la « taxe pure et simple » frappera le trésor de guerre du contribuable plutôt que celui de Suez. De toute évidence, ce groupe et sa filiale Electrabel sont lourdement protégés par l’immunité fiscale que leur avaient accordée socialistes et libéraux sous le Gouvernement violet. En outre, l’annonce faite ce vendredi par M. Magnette d’une reconstitition ultérieure par les exploitants nucléaires des fonds aujourd’hui prélevés paraît aussi vague et douteuse que ses précédentes déclarations jamais vérifiées dans les faits.

J’ interrogerai dès lors le Ministre de l’Energie Paul Magnette ce mardi, en Commission de l’Economie de la Chambre, pour obtenir tous les détails inhérents à ce montage financier en contradiction flagrante avec tous les propos que l’intéressé avait tenus jusqu’aujourd’hui, et pour connaître la manière par laquelle le Gouvernement compte enfin faire payer la facture à Suez-Electrabel plutôt qu’à la population…

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Une proposition de loi pour en finir avec les parachutes dorés

octobre 3, 2008 · Laisser un commentaire

Dans le contexte actuel de crise financière et bancaire gravissime et de faiblesse du pouvoir d’achat des travailleurs, il est temps de passer des discours aux actes pour répondre à la profonde et légitime indignation du contribuable, qui subit de plein fouet les conséquences néfastes des erreurs commises par ces mêmes dirigeants.

Ecolo a déposé ce jeudi une proposition de loi visant à remettre de l’ordre dans les salaires des dirigeants d’entreprise ainsi qu’à supprimer les incroyables parachutes dorés dont ces derniers bénéficient.

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Non CHB n’est pas une fatalité!

octobre 3, 2008 · Laisser un commentaire

Dimanche dernier, nous avons répondu présents à l’appel lancé par Greenpeace et Urbagora afin de résister encore et toujours à l’hélas inoxydable projet autoroutier CHB.

Aujourd’hui, c’est avec enthousiasme que nous pouvons manifester notre opposition à ce déroutant projet.

En effet, nous apprenons par le gouvernement wallon qu’actuellement aucune décision n’est prise. Le PUM malgré les très fortes pressions dont il fait l’objet venant des partis traditionnels voire dans ce cas-ci conservateurs doit pouvoir sereinement rendre un avis concernant CHB.

Le PUM est un outil destiné à enrichir le débat public, à éviter les gaspillages et autres fantasmes politiques, en outre, un bel indicateur de la santé démocratique de nos institutions.

Ne le privons pas de sa mission, l’agglomération liégeoise n’appartient à personne !

PHOTO de F. LEBOUTTE.

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Bienvenue aux Rencontres écologiques d’été 2008

août 21, 2008 · Laisser un commentaire

Pour qui s’engagent pour une Terre plus verte et un Monde plus juste, les Rencontres écologiques d’été constituent l’occasion annuelle de retrouvailles et d’inspiration. Entre identité et ouverture (en référence à la conférence de Thierry Verhelst programmée le 27 août) les militants et les sympathisants de l’écologie ont besoin de se ressourcer ; de se mettre en réseau, de prendre du recul et de découvrir des réalisations concrètes, de se former et de débattre, de faire la fête aussi…

Plus d’infos

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Incroyable : le ministre n’aura rien à dire avant fin 2009 !

juin 19, 2008 · Laisser un commentaire

Ce mardi en commission de l’économie de la Chambre, on attendait la position du Ministre concernant le rapport de la commission Energie 2030 installée par le précédent gouvernement et qui a remis en juin 2007 son analyse de l’approvisionnement énergétique du pays à horizon 2030. Surprise : le ministre n’a RIEN à dire ! Il se contente d’attendre les résultats de la nouvelle étude qu’il commande pour fin 2009 … Cela nous paraît tout simplement inadmissible. De notre côté, nous avons déposé une résolution (voir lien dans l’article ci-dessous) décrivant les lignes directrices de ce que nous souhaiterions comme politique énergétique. Pour une analyse plus détaillée : 080619-memo-blog-en2030

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L’avenir de notre économie en jeu

juin 18, 2008 · Laisser un commentaire

Lassés des grandes déclarations, nous voulons voir la Belgique passer à la vitesse supérieure, il en va de l’avenir de notre économie ! C’est l’objet de la proposition de résolution que nous avons déposée au parlement.

Le constat est là, les outils existent mais sont négligés ; fiscalités, normes de produits, coordination … Si on le veut, il y a de quoi faire ! L’énergie ne constitue hélas pas une priorité pour ce gouvernement, une auscultation du budget suffit à la comprendre.

En tête des objectifs que nous proposons : la réduction de la consommation d’énergie qui constitue la plus simple et la plus économe des pistes pour réduire ses émissions et économiser son argent. Pour cela, Ecolo propose de réunir les différents fonds Mazout, Kyoto, gaz et électricité sous un même organe et surtout de payer les primes plus rapidement et d’avancer les fonds complémentaires nécessaires aux ménages.

Par ailleurs, nous constatons que l’Europe prévoit d’écarter les produits énergivores, pourquoi ne pas prendre l’initiative au niveau belge ? De l’ampoule à l’auto, de nombreuses initiatives sont à prendre …

Il faut aussi miser sur la production décentralisée et les projets collectifs : 20 panneaux solaires sur une maison communale coûtent moins que deux panneaux sur 10 maisons.

Et faire de la recherche une vraie priorité !

Se donner un plan ambitieux à l’échelle nationale pour reconvertir massivement notre économie vers le durable, voilà qui serait un vrai projet politique, créerait des emplois et nous permettrait de répondre à notre niveau au défi climatique.

Pour une analyse plus complète, voir aussi l’interview que j’ai eu l’occasion de donner au journal L’Echo, publiée ce mardi 17.

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Nous avons l’énergie!

juin 10, 2008 · Laisser un commentaire

En cette semaine d’actions syndicales pour demander le renforcement du pouvoir d’achat, Ecolo rappelle ses propositions de solutions concrètes déjà formulées au parlement fédéral.

Deux éléments de dégagent, le prix de l’énergie est inabordable et il est temps de changer de mode de vie pour réduire ses émissions, alors on fait quoi ?

Dans tous les cas, nombre de propositions ou pistes évoquées aujourd’hui vont contribuer à ce que toute la dimension sociale des questions liées à l’énergie soit mieux prise en compte par les décideurs politiques.

Les prix élevés des produits pétroliers, et leur fluctuation difficilement maîtrisable par un petit Etat comme la Belgique entraînent une incertitude forte et des difficultés sociales importantes.

Il y a six ans, en 2002, 2000 litres de mazout coûtaient 620 euros. 1160 euros en 2007, et 1862 euros aujourd’hui ! En à peine 6 ans, le prix a triplé.

Le baril de pétrole a clôturé à 139 dollars vendredi. Il y a un an jour pour jour il était encore à 66 dollars. Fois deux en un an !!!

Quant au gaz, en 2002 pour une consommation moyenne de 23000 kWh de gaz, on payait 787 euros. 1040 euros l’an dernier, et cette année, 1320 euros. Là aussi, un quasi doublement du prix en 6 ans.

L’impact sur le budget des ménages n’est plus seulement considérable. Il est dévastateur. Hélas, si rien ne change, cet hiver et les suivants seront encore pires !!!Pour Ecolo, il est prioritaire de tout faire pour aider nos concitoyens à consommer moins. Ce n’est que comme ça qu’on réduira notre dépendance aux énergies fossiles. Ce n’est que comme ça que le coût pour les ménages diminuera réellement et durablement. L’Etat doit soutenir tous ceux qui investissent dans leur habitation pour réduire leur consommation de façon durable :
en isolant leurs logements,
en remplaçant leurs vieilles chaudières,
en plaçant des bonnes régulations et des thermostats modernes,
et en améliorant le confort des habitants.

Pour plus de détails sur nos propositions, c’est

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L’insoutenable légèreté…

mai 28, 2008 · Laisser un commentaire

Nous sommes stupéfait par le démenti formel apporté ce jour par Electrabel quant à l’accord annoncé hier par le Ministre de l’Energie, lequel annonçait que les producteurs d’électricité se seraient engagés à verser 250 millions d’euros sans conditions au budget de l’Etat.

Hier, nous nous interrogions sur la nature exacte de ce versement au Trésor. S’agissait-il d’un don ou d’un deal, assorti de conditions et contreparties pour l’Etat ? Hier, comme aujourd’hui, M. Magnette a soutenu par voie de presse, et réitéré cet après-midi en Commission de l’Economie, qu’il n’y avait aucune contrepartie, que cet argent était dû, et qu’Electrabel avait marqué son accord.

Sommé par la députée Ecolo Muriel Gerkens de produire le texte de l’accord devant la Commission, M. Magnette en a été incapable, expliquant que “avec ces gens là, c’est comme avec les marchands de bétail : il n’y a pas d’écrits.” Une heure à peine après cette ultime déclaration triomphaliste, Electrabel tranche la question : ni don, ni deal. Juste du vent.

Pour Ecolo, pareille légèreté est incompréhensible et inacceptable de la part d’un membre du Gouvernement.

Ces 250 millions d’euros ne sont pas une cagnotte de la Loterie, mais bien une somme d’ores et déjà inscrite au Budget de l’Etat, alors qu’elle n’est toujours pas acquise. Qui plus est, cette somme apparaît dérisoire aux yeux de la contrevaleur réelle des conditions qu’Electrabel rend publiques cet après-midi. A titre d’exemple, la seule prolongation de la durée de vie des centrales existantes permettra au groupe Suez d’empocher des bénéfices supplémentaires de plus de 8 milliards d’euros, grâce à des installations largement amorties par tous les consommateurs belges.

Nous interrogerons demain le Ministre de l’Energie qu’il fournisse ce jeudi en séance plénière toutes les explications relatives à ce « non-accord ». Vous pourrez trouvez trace de l’échange sur mon blog.

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L’énergie, nouvelle question sociale?

mai 14, 2008 · Laisser un commentaire

Pour mettre en oeuvre, concrètement et rapidement, la révolution énergétique rejoignez nous à Liège ce 8 juin 2008à l’école d’architecture de Saint-Luc !

A l’heure où la question énergétique raisonne comme la question sociale du 21ème siècle, Ecolo s’engage à trouver, en résonnance avec la société civile, des solutions pour chacun. Il est inadmissible, qu’aujourd’hui, se chauffer constitue une épreuve de force pour un ménage. Il est grand temps d’aller plus loin, de quitter les discours d’intention pour passer à la concrétisation des mesures d’amélioration de l’effi cacité énergétique, de généralisation des énergies renouvelables et de réduction rapide et importante des émissions de gaz à effet de serre. En 2007, Ecolo a proposé une Union nationale pour le climat, fi xant pour 2020 des objectifs sectoriels en matière d’énergie et de climat et des mesures pour les atteindre. Nous voulons maintenant aller plus loin et mettre à jour nos propositions politiques, les rendre encore plus concrètes et plus opérationnelles compte tenu de ces évolutions. Tel est l’objectif que nous nous sommes fi xés, à l’intérieur d’un vaste processus collectif et ouvert, intitulé « Des solutions pour chacun ». Concrètement, il s’agit de répondre à la question suivante : Comment mettre en oeuvre, concrètement et rapidement, la révolution énergétique ? Pour ce faire, nous avons choisi de cibler trois enjeux : les nouvelles questions sociales liées à l’énergie ; les modalités du soutien des adaptations énergétiques à l’échelle des quartiers et des projets collectifs en énergie et le choix d’outils publics qui permettent d’agir sur la demande individuelle. Nous débattrons de ces trois enjeux le 8 juin lors d’un forum consacré à ces questions à l’école d’architecture de Saint-Luc, au plaisir de vous y voir.

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9 ans déjà…

avril 21, 2008 · Laisser un commentaire

Il y  a déjà 9 ans que l’ombre du batîment de la honte plane sur Liège. Ce samedi, nous manifestions pour la fermeture des centres fermés, ces prisons indignes d’une démocratie. Notre marche visait aussi à demander la régularisation des sans papiers. Pour rappel, ces femmes, hommes et enfants sont traités comme des criminels pour avoir fui des régimes infréquentables.

Parallèlement, la pauvreté de la législation concernant les sans papiers permet à d’ignobles individus de s’enrichir en exploitant des gens à la recherche d’une vie digne. Une situation inacceptable.

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Nous avons vu Beckerich!

avril 14, 2008 · Laisser un commentaire

Beckerich vous connaissez? Un petit village dans le Grand Duché du Luxembourg qui résiste encore et toujours aux… politiques du passé.

Une commune rurale que je proposais de visiter ce w-e, avec le soutien de la régionale Ecolo de Liège.

Notre intérêt pour le développement durable, s’est trouvé encouragé par la visite de réalisations concrètes. Différents aspects de la gestion communale et de l’écologie politique ont pu lors de cette excursion être rencontrés.

Dans cette dynamique, la diversité des acteurs présents lors de cette visite nous offre différentes perspectives afin d’envisager la réalisation de projets durables chacun à notre niveau. Un aspect que nous espérons retrouver dans le cadre des solutions pour chacun où chaque point de vue permettra de dégager des solutions pour une énergie propre et juste. Nous avons en effet pu constater samedi combien l’implication citoyenne était importante afin de réussir un projet axé sur le long terme. A Beckerich les choix durables ont pu émerger grâce à l’implication de tous. Par exemple, cette commune rurale a pu profiter des agriculteurs du coin pour se lancer dans la réalisation d’une installation collective de biométhanisation agricole. 19 agriculteurs se sont associés pour que cette installation voie le jour. Aujourd’hui cette réalisation alimente l’équivalent de 120 ménages via le réseau de chaleur. Cette installation permet de réduire de 91% les émissions de GES et elle produit 5x plus d’énergie qu’elle n’en consomme.

Imaginer de telles réalisations en mesurant leurs impacts sociaux, économiques et environnementaux relevait de l’utopie il y a encore une vingtaine d’années; s’il fallait nous en convaincre, nous remarquerons aujourd’hui qu’une persévérance durable finit par payer à un moment donné. Un constat essentiel à l’heure où les ménages ne peuvent plus payer des factures exorbitantes.

Nous avons également eu la chance de visiter un hall de sport moderne. Différent de l’impayable country hall qui domine la ville de Liège. Le hall de Beckerich est chauffé par l’installation de biogaz. De plus son toit accueille des panneaux solaires achetés en coproprité par des particuliers. Les murs sont bardés de bois traité thermiquement.

Cette visite nous a permis d’alimenter des idées qui se doivent d’être réalisables, novatrices, durables et solidaires.

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Des solutions pour chacun

avril 7, 2008 · Laisser un commentaire

ECOLO se remet en chantier, pour améliorer ses propositions politiques et les réponses à apporter aux enjeux de la société. Ce vaste processus collectif et ouvert est intitulé « Des solutions pour chacun ».

ECOLO entend par ce processus apporter des réponses qui collent à la réalité, nous pensons en effet que notre passion ainsi que notre boulot nous conduisent sans cesse à rafraîchir nos propositions.

Les secteurs étant nombreux nous nous répartissons la tâche entre conseillers politiques et parlementaires. De mon côté je travaille avec xavier Desgain à dégager des propositions fortes sur le thème de l’énergie.

Pour ce faire, nous avons choisi de cibler trois enjeux : les nouvelles questions sociales liées à l’énergie ; les modalités du soutien des adaptations énergétiques à l’échelle des quartiers et des projets collectifs en énergie et le choix d’outils publics qui permettent d’agir sur la demande individuelle.

D’ici à octobre sont programmés différentes activités pour entrer dans le vif du sujet, vous y êtes les bienvenus.

Les actions suivantes sont déjà programmées :

  • - Un forum public sur les nouvelles questions sociales liées à l’énergie le 8 juin prochain. Ce forum commencera par des ateliers sur des aspects bien particuliers liés à ces questions et se poursuivra par une séance plénière avec de grands invités ;
  • Un séminaire sur le tiers investisseur ;
  • Un séminaire sur les mesures sociales en matière d’énergie ; 
  •  Une table ronde sur les agro-carburants le 7 mai ;
  • Une table ronde sur la maîtrise individuelle de la demande et les quotas individuels de CO2 fin du mois d’août.

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Un nouveau gouvernement provisoire …

mars 22, 2008 · Laisser un commentaire

Ce samedi, nous débattons au parlement de la déclaration gouvernementale.   Après 9 mois de négociations, quelle déception !  Pratiquement aucun engagement sur rien, pas de chiffres, beaucoup de déclarations d’intentions et de demandes d’études …  Aucune politique volontariste en matière environnementale ou sociale !  Pire, on a bien vu dans les dernières heures de la négociation combien la confiance ne régnait pas entre les membres du gouvernement.  Bref, une déclaration bien terne et pas du tout à la hauteur des enjeux et des attentes de la population. Comme lors de la discussion de l’accord de gouvernement intérimaire à la veille de … Noël, les députés Ecolo et Groen ont organisé un chat de 14h à 16h sur le site d’Ecolo pour échanger avec les internautes sur cette déclaration.  Quoi qu’il en soit, nous resterons une opposition très attentive et constructive, la seule opposition côté francophone d’ailleurs.

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Succession de non-réponses…

mars 19, 2008 · Laisser un commentaire

110_f_671380_gtdesthzi6gcvw6u3mfxgz0a7lz0ay.jpgJ’interrogeais aujourd’hui M. Magnette concernant les publicités à caractère vert, (voir article ci-dessous). Après avoir essuyé une non-réponse de Mme Laruelle, je me suis vu répondre un engagement bien peu satisfaisant du ministre du climat. En effet  la disparité des compétences amène une confusion sans nom dans les résolutions de chacun. Au-delà de ce déchargement de responsabilité, on y perçoit un engagement décidément bien mou quant au respect du caractère éthique et véridique de la publicité…Jugez en vous même

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Un oeil sur les pubs pour voitures “vertes”

mars 10, 2008 · Laisser un commentaire

imagine_66_safari_in_the_city.jpgAujourd’hui, l’argument écologique permet de vanter dans une publicité ou sur un emballage les caractéristiques écologiques d’un produit ou service, ou ses avantages pour la protection de l’environnement. En effet, l’engouement actuel pour des produits plus respectueux permet d’orienter le consommateur dans ses choix, et pousse les entreprises à innover pour modifier leur offre.

Depuis quelques années, nous pouvons constater que de plus en plus de produits et services sont présentés comme “écologiques, alors que l’intérêt du produit pour la nature est minime. Cette désinformation verte a donc pour effet de contrer les efforts de sensibilisation faits en ce sens par les associations.

C’est d’autant plus critiquable que l’argument écologique est très utilisé pour les produits et par les entreprises les plus polluants. Un chercheur de l’Université de Liège vient dénoncer ces débordements plus précisément au niveau des publicités faites pour les voitures.

Une directive européenne, hélas ignorée jusqu’à présent, prévoit que la consommation de carburant et les émissions de CO2 des véhicules devraient être mentionnée en grands caractères. Au vu de cette directive, différentes ONG européennes invitent le consommateur à porter plainte contre les publicités de voitures. Cette directive se trouve transposée dans le droit belge, nous pouvons à cet effet lire dans l’arrêté royal du 5 septembre 2001, c’est-à-dire si besoin de le préciser, il y a bientôt sept ans, que la consommation et les émissions de CO2 d’un véhicule « doivent être facilement lisibles et au moins aussi visibles que la partie principale des informations figurant dans la publicité ». Malgré l’existence de cet arrêté, nous pouvons constater en levant les yeux vers les panneaux publicitaires que les émissions de CO2 sont systématiquement mentionnées en tout petits, trop petits caractères.

Deux éléments nous amènent ici à dénoncer le non respect de cet arrêté, deux notions non définies par le législateur, il s’agit de « facilement lisibles » et de « partie principale des informations ». Des notions qui nous autorisent à comprendre que les émissions CO2 devraient apparaître dans une dimension identique à celle du slogan. Si le citoyen ne peut démontrer que le non respect de cette disposition entraîne chez lui un préjudice grave, les ONG elles ont l’occasion de se référer à la loi du 12 janvier 1993, cette loi permet en effet d’intenter une “action en cessation” contre l’auteur d’une violation d’une législation visant à protéger l’environnement or nous pouvons également lire dans Imagine que l’affichage obligatoire des émissions de CO2 est une norme de police économique à portée environnementale.

Toujours selon la même revue une ONG pourrait décider de poursuivre l’Etat belge. L’AR du 5 septembre 2001 précise en effet que « les fonctionnaires et agents désignés par le Ministre qui a les Affaires économiques dans ses attributions sont désignés pour rechercher et constater les infractions ».

Or en portant attention à l’arrêté royale cité nous pourrions penser que toutes les publicités automobiles sont en infraction.

Enfin rappelons que le principe de base du code de la publicité écologique est que « toute publicité doit se conformer aux lois ».

C’est en ce sens que je poserai une question parlementaire ce mardi.

La photo apparaissant ci-dessus est tirée du magazine Imagine

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L’urgence de la durabilité appuyée par le bureau du plan

février 27, 2008 · Laisser un commentaire

eco1.jpgLe Bureau fédéral du Plan[1] (BFP) est un organisme d’intérêt public. Il réalise des études et des prévisions sur des questions de politique économique, sociale, environnementale et leur intégration dans une perspective de développement durable.

Le bureau du plan vient de dresser un portrait des urgences au niveau du développement durable, une analyse souvent convergente avec les grands axes de notre programme.

Pauvreté, vieillissement de la population, enseignement, pression sur les ressources naturelles, réchauffement climatique, biodiversité, croissance… L’ensemble des dimensions sociales, économiques et environnementales liées au développement durable ont été intégrées dans l’étude proposée par le Bureau du Plan. Celui-ci dresse une série de recommandations tout en traçant une ligne du temps avec autant d’échéances fixées sur le chemin de la « durabilité ». Une occasion à saisir pour nous écologistes qui dressons ces constats depuis belle lurette.

En Belgique comme dans les autres pays industrialisés, la tendance est à l’individualisme, ce qui se traduit par des comportements de consommation insoutenables à long terme. La consommation d’énergie continue de croître, bien que son utilisation semble plus efficace aujourd’hui. La consommation alimentaire se trouve dans une dynamique semblable, ce qui se traduit par une production agricole très intensive.

Cette surconsommation tend à être copiée par les pays en développement. Ceci débouche sur de graves inégalités sociales et empêche d’atteindre les objectifs de développement durable. Le bureau du plan note par exemple que la consommation de viande croissante, entraîne une progression de la déforestation et des pertes de biodiversité importantes.

En Belgique, le gouvernement fédéral a mis en place deux plans de développement durable pour les périodes 2000-2004 et 2004-2008. Ces plans demeurent hélas beaucoup trop peu suivis d’effets.   Par ailleurs, le bureau du plan épingle la multiplication des plans thématiques parallèles qui ne sont assortis ni d’échéances précises, ni d’objectifs quantifiés (ils en relèvent 9% à peine). Et ces plans ne prennent pas en compte les objectifs du développement durable. C’est au contraire vers une approche transdisciplinaire et des objectifs à long terme qu’il faut s’orienter.

Le Bureau du Plan préconise notamment d’accroître l’offre de transports publics et de réorganiser l’aménagement du territoire en densifiant les zones construites; de durcir les normes d’isolation des bâtiments et d’améliorer la formation des professionnels dans ce domaine; d’améliorer les étiquetages alimentaires en y incluant les impacts environnementaux; d’améliorer la coordination de la politique.

Quant au réchauffement climatique, le rapport Stern a mis en évidence que le coût de l’inaction serait dix fois plus élevé que celui lié à une politique volontariste en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Plus que jamais la pertinence d’une union nationale pour le climat se fait sentir !  

Dans cette optique, Marcel Cheron, notre voix au groupe octopus, a pu obtenir que un renforcement du rôle de l’Etat fédéral en matière climatique, à travers l’extension du droit de substitution du pouvoir fédéral, de sorte qu’en cas d’inertie des Régions, la voix de l’Etat fédéral prime sur les autres. C’est certes une évolution modeste, mais dans cette perspective où nous estimons que l’Etat fédéral doit rester en charge de ses compétences actuelles en matière de climat, d’énergie et d’environnement, et surtout contribuer à une meilleure coordination à l’échelle du pays, c’est une évolution utile.

Mais bien sûr, ce rôle un peu renforcé du fédéral n’ira pas jusqu’à permettre d’intervenir, au départ du fédéral,  dans les choix absurdes faits par le gouvernement wallon en termes de mobilité …

 

 




[1] http://www.plan.be/press/press_det.php?lang=fr&TM=30&IS=68&KeyPub=625

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Des news des négociations

février 27, 2008 · Laisser un commentaire

Au cours de ces négociations, le transfert de nouvelles compétences vers les Communautés et Régions a pu être dessiné en veillant à la fois à la cohérence par rapport aux compétences actuelles des entités fédérées (à l’instar des baux à loyers, en lien avec la compétence des Régions en matière de logement, par exemple) et aux balises nécessaires pour permettre à ces entités d’exercer valablement leurs nouvelles compétences (financement du FESC, à titre illustratif). Ecolo est également satisfait d’avoir pu éviter la régionalisation de certains enjeux problématiques, comme, en particulier la compétence relative à la Mer du Nord.

A côté de cela, Ecolo apprécie particulièrement le renforcement de l’Etat fédéral organisé en matière climatique, à travers l’extension du droit de substitution du pouvoir fédéral, de sorte qu’en cas d’inertie des Régions, la voix de l’Etat fédéral prime sur les autres.

Pour ce qui concerne le refinancement de Bruxelles, l’évaluation du Bureau politique d’Ecolo est contenue dans l’accord lui-même : le sous-financement de Bruxelles n’est pas entièrement corrigé à travers ce « premier paquet » et une clause de rendez-vous est d’ores et déjà convenue pour le « second paquet » afin d’accentuer le mouvement initié.

Précisément, la perspective d’un soutien financier plus important aux charges bruxelloises qui profitent à l’ensemble du Pays est clairement sur la table. Pour la première fois, un article nouveau apporte ainsi un mécanisme de compensation structurel pour la Région bruxelloise, inscrivant structurellement un montant de 35 millions € (indexé) dans la loi spéciale de financement.

Ce montant est bien évidemment insuffisant au regard des 500 millions € établi par plusieurs études universitaires. Cette insuffisance est partiellement corrigée par :
- la mise en place d’un nouveau Fonds Beliris alimenté d’un montant nouveau de 30 millions € visant à compenser une partie des investissements pris en charge par la STIB ;
- la consolidation dans la loi spéciale des 125 millions € du Fonds Beliris actuel ;
- la reconnaissance dans l’exposé des motifs de ce sous-financement malgré les efforts réalisés dans ce « premier paquet ».

Pour ce qui concerne la suite des négociations, Ecolo veillera en particulier à la prise en compte des mêmes balises en termes de solidarité et de cohésion fédérale, à la possibilité de créer une circonscription fédérale – chère à Ecolo et retenue pour l’agenda des travaux à venir – et à la poursuite du refinancement de la Région de Bruxelles-Capitale.

Ecolo a pris ses responsabilités pour qu’un premier accord puisse intervenir après sept mois d’imbroglio communautaire paralysant gravement le fonctionnement des Institutions du Pays. Ce faisant, il a appliqué en Belgique l’adage anglo-saxon suivant lequel « l’Opposition est un service public ».

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Gouvernement intérimaire : Un premier mois sans « lune de miel »

février 1, 2008 · Laisser un commentaire

menuright_pri_visit.gifDans sa déclaration du 21 décembre, le Premier ministre intérimaire a mis l’accent sur la méfiance qui s’était installée dans la société. Le premier défi que se donnait le gouvernement, sa raison d’être, était donc de restaurer la confiance de nos concitoyens dans la chose publique.

Est-ce que ce gouvernement intérimaire réussira, dans les délais qu’il s’est fixé, à jeter les bases pour un tel regain de confiance ? Ce sera l’indicateur central de l’évaluation finale, le 23 mars prochain, de ce gouvernement particulier.

Pour ce qui les concerne, les écologistes se sont assignés pour principale mission le fait d’incarner une force d’opposition utile.

- Utile pour le Pays et pour la solidarité fédérale. En demeurant contre vents et marées la seule famille politique travaillant ensemble, par delà la frontière linguistique. Une unité qui se vit au quotidien dans l’exercice inédit d’un groupe parlementaire commun bilingue.
- Utile pour ses habitants. En veillant sans relâche à contrôler le gouvernement [ Utile, enfin, à la démocratie. Car, quel que soit l’état dans lequel les égos des négociateurs oranges et bleus et l’absence de méthode de négociation ont pu plonger le pays, le gouvernement intérimaire est loin de représenter l’idéal d’un gouvernement, capable de mener la Belgique sur la voie d’une bonne et saine gestion et d’un développement réellement durable.

Il est évidemment impossible de faire ici et maintenant l’inventaire de l’ensemble de ce travail d’opposition « utile », tel que nous l’annoncions dès le lendemain de la déclaration du Premier ministre Guy Verhofstadt. Pas plus que nous ne pourrions ici et aujourd’hui faire le reproche à un Gouvernement en exercice depuis un mois de ne pas avoir accompli l’ensemble de ses promesses.

Toutefois, il nous semblait nécessaire et intéressant, après 36 jours de fonction, soit au tiers de la durée de vie annoncée du Gouvernement intérimaire, de poser un regard rétrospectif sur ce qui a déjà été réalisé et de quelle manière, comme sur ce qui n’a pas encore été entrepris et nous paraît pourtant indispensable à mettre en œuvre.

Pour réaliser cette évaluation intermédiaire du gouvernement intérimaire, nous analyserons cinq dossiers qui ont marqué les 36 premiers jours de Verhofstadt III :

  1. La hausse du prix de l’énergie et l’extension du fonds mazout
  2. La négociation du « paquet » belge en matière de lutte contre le dérèglement climatique
  3. La marche arrière en matière de coopération au développement
  4. La préparation du budget 2008
  5. La détention des enfants et familles dans des centres fermés

Au-delà de ces cinq dossiers thématiques, notre regard se posera également sur toute une série d’éléments qui font (et défont) la vie d’un gouvernement, uni sous le sceau d’un mariage de raison… et qui n’aura pas connu la moindre lune de miel.

Tous ces éléments et toute notre analyse se retrouvent sur un nouveau site internet : www.2303.be

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Climat : la Belgique ne peut pas faire moins que les objectifs fixés par la Commission !

janvier 23, 2008 · Laisser un commentaire

terresat_6.jpgC’est avec des sentiments partagés que nous accueillons les propositions de la Commission sur la politique Climatique de l’Union pour l’horizon 2012-2020.

Satisfait qu’un objectif chiffré de réduction des émissions de CO2 puisse enfin être adopté à l’échelle européenne et s’imposer à chacun des Etats membres, nous estimons cependant qu’il ne peut s’agir que d’un premier pas, hélas encore insuffisant par rapport à l’indispensable objectif déterminé par les experts du GIEC, d’une réduction de 25 à 40% des émissions de CO2 des pays industrialisés d’ici 2020.

C’est en ce sens que je suis intervenu hier sur la radio BFM mais également dans le journal Le Soir du mercredi 23 janvier.

Pour obtenir de plus amples informations sur notre prise de position je vous renvoie au site Ecolo.

En espérant que la révolution verte démarre enfin.

Ecologiquement vôtre.

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Vert de honte

janvier 23, 2008 · Laisser un commentaire

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Verhofstadt aime l’Europe mais pour les autres…

janvier 18, 2008 · Laisser un commentaire

1523541.jpgHier soir, Guy Verhofstadt a rencontré comme annoncé le Président de la Commission européenne J. M. Barroso, notamment en vue d’obtenir une réduction de l’objectif à atteindre par la Belgique d’ici 2020 en matière de consommation d’énergies renouvelables. Rappelons que l’objectif global quel l’Europe veut atteindre est de 20% . On sait aujourd’hui que le Premier Ministre entend défendre un objectif de seulement 7,6% de part du renouvelable pour notre pays, au lieu des 13% qui seraient fixés par la Commission ! Guy Verhofstadt semble renoncer, en matière climatique, à une vision ambitieuse de l’idée fédérale européenne dont il s’est fait le chantre dans de nombreux autres domaines.

Cédant à la pression de quelques lobbies davantage soucieux de rentabilité immédiate que de préparer l’avenir, ce n’est pas seulement sur la vision européenne que Verhostadt choisit le repli. Avec l’appui du Ministre du climat, qui a déclaré au Soir suivre la ligne du premier Ministre, Verhofstadt renonce également à l’ambition de développer sur le territoire de nos Régions des filières propres, source de richesse et de nombreux emplois non délocalisables http://www.lachambre.be/streaming/getPage.asp?page=2&itemGUID=20080117-1&original=true.

Pour Ecolo, tenant compte notamment des potentialités déjà dégagées par le secteur professionnel belge des énergies renouvelables, c’est 20% que la Belgique doit viser si elle veut saisir l’extraordinaire opportunité qu’offre ce secteur pour l’économie de notre pays et la santé de ses habitants.

J’ interpellerai à nouveau le Ministre du Climat en Commission de l’Environnement ce mardi au sujet de ce nouvel épisode, le Gouvernement ayant jusqu’ici refusé de fournir au Parlement les chiffres précis de la demande qu’il comptait adresser à l’Europe et qui figure aujourd’hui dans les médias.

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Le gouvernement intérimaire mène une stratégie anti-climatique à échéance 2020 !

janvier 11, 2008 · Laisser un commentaire

climatenergie.jpgIl apparaît aujourd’hui clairement que l’environnement, et plus spécialement le problème climatique n’est hélas pas une priorité pour le gouvernement fédéral intérimaire et pour les partis qui le composent.

 Ce qui apparaissait déjà clairement comme un choix des partenaires en discussion dans l’orange bleue est aujourd’hui confirmé par l’ensemble du gouvernement intérimaire, en ce compris le nouveau Ministre Magnette qui nous est pourtant présenté comme le Sauveur du climat.

On le sait, l’Europe a adopté l’objectif assez ambitieux des 3×20 : 20% de réduction des émissions de CO2, 20% d’efficacité énergétique, 20% d’énergies renouvelables.

Les contacts sont en cours entre l’Europe et la Belgique et concernent la contribution que la Belgique doit apporter à ces objectifs.  L’objectif en négociation pour notre pays aboutirait à seulement 13% de proportion d’énergie renouvelable et 15% de réduction de CO2.  Non content de ne pas être en pointe de la lutte contre le réchauffement climatique et de donner l’exemple en étant parmi les premiers pays à se donner des objectifs ambitieux, au moins à la hauteur de la moyenne européenne, il est aujourd’hui officiel que notre pays cherche tous les arguments possibles pour négocier à la baisse la hauteur de ces objectifs !

 Le réchauffement climatique est un problème crucial et urgent, qui va impliquer d’inévitables réorganisations profondes dans le fonctionnement.  Ceux qui ne le comprennent pas se trompent de siècle et mettent en péril à la fois la réussite du défi climatique mais aussi notre économie car l’économie de demain sera obligatoirement centrée sur la durabilité et une empreinte écologique soutenable. Il est dommage de constater aujourd’hui que le débat politique a subi une mutation si soudaine entre l’avant élection et l’après. En effet, sans conteste, 2OO7 apparaissait aux yeux du monde entier comme l’année « climat », est-il nécessaire de rappeler les multiples promesses électorales, le double prix Nobel, la conférence de Bali sans oublier les sommets du Giec. La Belgique doit dégager une crédibilité internationale ainsi qu’un engagement prospectif afin d’assurer son avenir et celui de ses concitoyens.

 Par le passé, la Belgique a fait preuve de bien davantage d’avant-gardisme en la matière, notamment en faisant en sorte que le protocole de Kyoto aboutisse effectivement.

D’autres pays d’Europe ont choisi d’être bien plus ambitieux ! La Norvège, par exemple,  prévoit une indépendance énergétique dès 2050.

J’interpellerai le nouveau ministre du Climat, Paul Magnette, à ce sujet lors des commissions parlementaires de la semaine prochaine à la Chambre et du débriefing de la Conférence de Bali prévue en Commission Santé et Environnement de la Chambre ce mardi.


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Accompagner le citoyen plutôt que le baril

janvier 5, 2008 · Laisser un commentaire

Le cours du baril de pétrole explose, sans qu’aucune mesure concrète n’ait encore été adoptée par le Gouvernement intermédiaire, pourtant chargé des affaires urgentes.

Ce matin, dans la presse, les Ministres socialistes promettent l’élargissement du fonds mazout aux 375.000 ménages dont les revenus nets imposables (i.e. : précompte professionnel compris) vont jusque 22.800€. A condition que la mesure soit entérinée, ces ménages bénéficieraient (avant la fin de l’hiver ?!?) d’une aide de 13 centimes d’euro sur les 73 que coûte un litre de mazout.

Ecolo soutiendra cette mesure d’urgence, qui n’est, hélas, rien de plus qu’un sparadrap posé sur une plaie ouverte. Ecolo demande cependant au Gouvernement de ne pas reprendre d’une main ce qu’il compte donner de l’autre. Ce n’est pas aux consommateurs à payer la facture de cette mesure d’urgence, pas plus qu’aux distributeurs de mazout, mais bien aux firmes productrices de pétrole, lesquelles s’enrichissent abondamment à chaque envolée des cours de l’or noir.

Pour la bonne information de M. Magnette – dont les propos injurieux tenus à l’encontre d’Ecolo dans le Standaard révèlent une ignorance certaine de l’historique de ses dossiers autant qu’ils témoignent d’un profond mépris pour les énergies renouvelables – sous l’arc-en-ciel, Olivier Deleuze avait fait payer l’intégralité du « chèque mazout » aux firmes pétrolières. Depuis lors, jamais le parti de M. Magnette n’a daigné envisager cette option, considérant sans doute plus « social » de faire payer deux fois la facture à nos concitoyens, en ce compris aux plus pauvres.

Ecolo demande par ailleurs au Gouvernement intérimaire de ne pas oublier les consommateurs de gaz lesquels subissent également le poids des augmentations avec un effet retard sur le prix du baril.

Plus fondamentalement, au-delà de ces mesures de très court terme, Ecolo exhorte le Gouvernement à ne pas se contenter d’accompagner une nouvelle fois l’évolution des cours du baril, mais à se soucier enfin de l’accompagnement réel de nos concitoyens en les aidant à économiser de l’énergie, seule solution pour les mettre durablement à l’abri des inévitables futures envolées boursières des matières fossiles.

Pour ce faire, Ecolo propose 5 mesures nouvelles et complémentaires :

- Accompagner l’intervention du fonds mazout de la réalisation d’un audit énergétique gratuit et une intervention d’un tiers-investisseur pour réaliser les travaux d’isolation ou d’amélioration énergétique, sortant ainsi d’une approche limitée au court terme ;
- Passer enfin des paroles aux actes en mettant concrètement en œuvre ce tiers-investisseur tant évoqué, afin de permettre aux ménages d’investir (chaudière, isolation, …) et d’économiser ainsi l’énergie, sans devoir débourser l’investissement ;
- Généraliser la tarification sociale garantissant un service minimal pour l’ensemble des énergies, tout en renforçant la régulation du secteur ;
- Réaliser une batterie d’incitants fiscaux pour promouvoir une consommation énergétique moindre, accessibles à tous, via notamment le crédit d’impôt ;
- Financer partiellement ces mesures avec les sur-bénéfices de l’industrie pétrolière et les surprofits d’Electrabel sur les installations amorties.

Seule la combinaison de ces propositions pourra permettre à tous les ménages – et en particulier aux bas revenus – de se chauffer tout en réduisant structurellement leur consommation, limitant le montant de leur facture et contribuant à lutter contre le réchauffement. Ceci sans qu’ils doivent eux-mêmes assurer le financement de ces investissements.

En agissant de la sorte, le Gouvernement permettra que les mesures prises dans le court terme contribuent à la réalisation de l’indispensable objectif de long terme : réduire au maximum notre dépendance aux énergies fossiles. Il y a urgence !

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Chattez avec les élus Ecolo et Groen ! en direct du Parlement

décembre 23, 2007 · Laisser un commentaire

Le groupe ECOLO-GROEN! vous propose une séance de « chat » (dialogue en direct sur internet), depuis la Chambre, ce dimanche à partir de 14h à 16h ou plus si nécessaire.

Après qu’il n’ait pas été invité autour de la table des négociations, Ecolo assumera pleinement ses responsabilités dans une opposition qu’il veut utile, propositionnelle et vigilante quant aux intérêts de tous les Belges. Quant au Gouvernement, Ecolo constate avec inquiétude qu’aucun des Ministres ne semble s’être réellement soucié du programme qu’il mettra en œuvre, ne fut-ce que pour les trois mois à venir.

Vous avez des questions, des remarques, des suggestions ? Connectez-vous, avec Isabelle Durant, Jean-Marc Nollet, Tinne Vanderstraeten, Zoé Genot, Stefaan Van Hecke, Wouter Devriendt et d’autres mandataires , nous vous répondrons en direct et sans tabous. Jacky Morael aura le plaisir d’être médiateur des débats avec les citoyens. Rendez-vous sur : www.ecolo.be

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Une éclaircie?

décembre 19, 2007 · Laisser un commentaire

id965272_03_dessin_epa_210217_00e1ar_0.jpgAprès 191 jours de profonde crise politique, Ecolo estime salutaire que la Belgique dispose enfin d’un Gouvernement fédéral, aussi « intérimaire » soit-il.

Ayant remporté les élections de juin 2007, Ecolo a régulièrement manifesté sa volonté constructive pour sortir de la crise et à plusieurs reprises démontré sa disponibilité pour faire partie d’une équipe gouvernementale soutenant les points fondamentaux du programme écologiste, désireuse de travailler dans l’intérêt de la Belgique au-delà des enjeux communautaires et refusant d’être l’otage des séparatistes.

Aujourd’hui, malgré qu’il n’ait pas été invité autour de la table des négociations, Ecolo assumera pleinement ses responsabilités dans une opposition qu’il veut utile, propositionnelle et vigilante quant aux intérêts de tous les Belges, aussi bien en matière sociale qu’économique et environnementale. Cette opposition, Ecolo la mènera main dans la main avec son homologue flamand Groen !, avec lequel il constitue au Parlement fédéral un groupe commun, fait aujourd’hui unique dans le paysage politique belge.

Quant au Gouvernement, Ecolo constate avec inquiétude que si chacun a jugé prioritaire de connaître le nombre exact de Ministres dont il disposera ainsi que l’intitulé de leurs compétences, aucun d’eux ne semble en revanche s’être réellement soucié du programme qu’il mettra en œuvre, ne fut-ce que pour les trois mois à venir.

S’il comprend l’impatience de ceux qui trépignent à l’idée de préserver ou de revenir au pouvoir, Ecolo ne peut accepter que les dernières heures, cruciales pour l’avenir de la Belgique, aient ressemblé à un marchandage de tapis inquiétant pour un travail collectif pourtant bien nécessaire. L’absence patente de confiance entre les partenaires n’est pas de bon augure pour la suite.

Ecolo demande donc à chacun des partenaires de cette tripartite intérimaire de se montrer digne des hautes fonctions qu’ils ont tant convoitées, et de se souvenir qu’après 191 jours de crise, leur unique mission est de gouverner pendant trois mois dans l’intérêt de tous les Belges, pas dans le leur.

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