Incroyable : le ministre n’aura rien à dire avant fin 2009 !

19 06 2008

Ce mardi en commission de l’économie de la Chambre, on attendait la position du Ministre concernant le rapport de la commission Energie 2030 installée par le précédent gouvernement et qui a remis en juin 2007 son analyse de l’approvisionnement énergétique du pays à horizon 2030. Surprise : le ministre n’a RIEN à dire ! Il se contente d’attendre les résultats de la nouvelle étude qu’il commande pour fin 2009 …  Cela nous paraît tout simplement inadmissible.  De notre côté, nous avons déposé une résolution (voir lien dans l’article ci-dessous) décrivant les lignes directrices de ce que nous souhaiterions comme politique énergétique.  Pour une analyse plus détaillée : 080619-memo-blog-en2030





L’avenir de notre économie en jeu

18 06 2008

Lassés des grandes déclarations, nous voulons voir la Belgique passer à la vitesse supérieure, il en va de l’avenir de notre économie ! C’est l’objet de la proposition de résolution que nous avons déposée au parlement.

Le constat est là, les outils existent mais sont négligés ; fiscalités, normes de produits, coordination … Si on le veut, il y a de quoi faire ! L’énergie ne constitue hélas pas une priorité pour ce gouvernement, une auscultation du budget suffit à la comprendre.

En tête des objectifs que nous proposons : la réduction de la consommation d’énergie qui constitue la plus simple et la plus économe des pistes pour réduire ses émissions et économiser son argent. Pour cela, Ecolo propose de réunir les différents fonds Mazout, Kyoto, gaz et électricité sous un même organe et surtout de payer les primes plus rapidement et d’avancer les fonds complémentaires nécessaires aux ménages.

Par ailleurs, nous constatons que l’Europe prévoit d’écarter les produits énergivores, pourquoi ne pas prendre l’initiative au niveau belge ? De l’ampoule à l’auto, de nombreuses initiatives sont à prendre …

Il faut aussi miser sur la production décentralisée et les projets collectifs : 20 panneaux solaires sur une maison communale coûtent moins que deux panneaux sur 10 maisons.

Et faire de la recherche une vraie priorité !

Se donner un plan ambitieux à l’échelle nationale pour reconvertir massivement notre économie vers le durable, voilà qui serait un vrai projet politique, créerait des emplois et nous permettrait de répondre à notre niveau au défi climatique.

Pour une analyse plus complète, voir aussi l’interview que j’ai eu l’occasion de donner au journal L’Echo, publiée ce mardi 17.





Nous avons l’énergie!

10 06 2008

En cette semaine d’actions syndicales pour demander le renforcement du pouvoir d’achat, Ecolo rappelle ses propositions de solutions concrètes déjà formulées au parlement fédéral.

 

Deux éléments de dégagent, le prix de l’énergie est inabordable et il est temps de changer de mode de vie pour réduire ses émissions, alors on fait quoi ?

Dans tous les cas, nombre de propositions ou pistes évoquées aujourd’hui vont contribuer à ce que toute la dimension sociale des questions liées à l’énergie soit mieux prise en compte par les décideurs politiques.

Les prix élevés des produits pétroliers, et leur fluctuation difficilement maîtrisable par un petit Etat comme la Belgique entraînent une incertitude forte et des difficultés sociales importantes.

Il y a six ans, en 2002, 2000 litres de mazout coûtaient 620 euros. 1160 euros en 2007, et 1862 euros aujourd’hui ! En à peine 6 ans, le prix a triplé.

Le baril de pétrole a clôturé à 139 dollars vendredi. Il y a un an jour pour jour il était encore à 66 dollars. Fois deux en un an !!!

Quant au gaz, en 2002 pour une consommation moyenne de 23000 kWh de gaz, on payait 787 euros. 1040 euros l’an dernier, et cette année, 1320 euros. Là aussi, un quasi doublement du prix en 6 ans.

L’impact sur le budget des ménages n’est plus seulement considérable. Il est dévastateur. Hélas, si rien ne change, cet hiver et les suivants seront encore pires !!!Pour Ecolo, il est prioritaire de tout faire pour aider nos concitoyens à consommer moins. Ce n’est que comme ça qu’on réduira notre dépendance aux énergies fossiles. Ce n’est que comme ça que le coût pour les ménages diminuera réellement et durablement. L’Etat doit soutenir tous ceux qui investissent dans leur habitation pour réduire leur consommation de façon durable :
 en isolant leurs logements,
 en remplaçant leurs vieilles chaudières,
 en plaçant des bonnes régulations et des thermostats modernes,
 et en améliorant le confort des habitants.

Pour plus de détails sur nos propositions, c’est ICI !





28 05 2008
Nous sommes stupéfait par le démenti formel apporté ce jour par Electrabel quant à l’accord annoncé hier par le Ministre de l’Energie, lequel annonçait que les producteurs d’électricité se seraient engagés à verser 250 millions d’euros sans conditions au budget de l’Etat.

Hier, nous nous interrogions sur la nature exacte de ce versement au Trésor. S’agissait-il d’un don ou d’un deal, assorti de conditions et contreparties pour l’Etat ? Hier, comme aujourd’hui, M. Magnette a soutenu par voie de presse, et réitéré cet après-midi en Commission de l’Economie, qu’il n’y avait aucune contrepartie, que cet argent était dû, et qu’Electrabel avait marqué son accord.

Sommé par la députée Ecolo Muriel Gerkens de produire le texte de l’accord devant la Commission, M. Magnette en a été incapable, expliquant que “avec ces gens là, c’est comme avec les marchands de bétail : il n’y a pas d’écrits.” Une heure à peine après cette ultime déclaration triomphaliste, Electrabel tranche la question : ni don, ni deal. Juste du vent.

Pour Ecolo, pareille légèreté est incompréhensible et inacceptable de la part d’un membre du Gouvernement.

Ces 250 millions d’euros ne sont pas une cagnotte de la Loterie, mais bien une somme d’ores et déjà inscrite au Budget de l’Etat, alors qu’elle n’est toujours pas acquise. Qui plus est, cette somme apparaît dérisoire aux yeux de la contrevaleur réelle des conditions qu’Electrabel rend publiques cet après-midi. A titre d’exemple, la seule prolongation de la durée de vie des centrales existantes permettra au groupe Suez d’empocher des bénéfices supplémentaires de plus de 8 milliards d’euros, grâce à des installations largement amorties par tous les consommateurs belges.

Nous interrogerons demain le Ministre de l’Energie qu’il fournisse ce jeudi en séance plénière toutes les explications relatives à ce « non-accord ». Vous pourrez trouvez trace de l’échange sur mon blog.





L’énergie, nouvelle question sociale?

14 05 2008

Pour mettre en oeuvre, concrètement et rapidement, la révolution énergétique rejoignez nous à Liège ce 8 juin 2008à l’école d’architecture de Saint-Luc !

 

A l’heure où la question énergétique raisonne comme la question sociale du 21ème siècle, Ecolo s’engage à trouver, en résonnance avec la société civile, des solutions pour chacun. Il est inadmissible, qu’aujourd’hui, se chauffer constitue une épreuve de force pour un ménage. Il est grand temps d’aller plus loin, de quitter les discours d’intention pour passer à la concrétisation des mesures d’amélioration de l’effi cacité énergétique, de généralisation des énergies renouvelables et de réduction rapide et importante des émissions de gaz à effet de serre. En 2007, Ecolo a proposé une Union nationale pour le climat, fi xant pour 2020 des objectifs sectoriels en matière d’énergie et de climat et des mesures pour les atteindre. Nous voulons maintenant aller plus loin et mettre à jour nos propositions politiques, les rendre encore plus concrètes et plus opérationnelles compte tenu de ces évolutions. Tel est l’objectif que nous nous sommes fi xés, à l’intérieur d’un vaste processus collectif et ouvert, intitulé « Des solutions pour chacun ». Concrètement, il s’agit de répondre à la question suivante : Comment mettre en oeuvre, concrètement et rapidement, la révolution énergétique ? Pour ce faire, nous avons choisi de cibler trois enjeux : les nouvelles questions sociales liées à l’énergie ; les modalités du soutien des adaptations énergétiques à l’échelle des quartiers et des projets collectifs en énergie et le choix d’outils publics qui permettent d’agir sur la demande individuelle. Nous débattrons de ces trois enjeux le 8 juin lors d’un forum consacré à ces questions à l’école d’architecture de Saint-Luc, au plaisir de vous y voir.

 

 





9 ans déjà…

21 04 2008

Il y  a déjà 9 ans que l’ombre du batîment de la honte plane sur Liège. Ce samedi, nous manifestions pour la fermeture des centres fermés, ces prisons indignes d’une démocratie. Notre marche visait aussi à demander la régularisation des sans papiers. Pour rappel, ces femmes, hommes et enfants sont traités comme des criminels pour avoir fui des régimes infréquentables.

Parallèlement, la pauvreté de la législation concernant les sans papiers permet à d’ignobles individus de s’enrichir en exploitant des gens à la recherche d’une vie digne. Une situation inacceptable.





Nous avons vu Beckerich!

14 04 2008

Beckerich vous connaissez? Un petit village dans le Grand Duché du Luxembourg qui résiste encore et toujours aux… politiques du passé.

Une commune rurale que je proposais de visiter ce w-e, avec le soutien de la régionale Ecolo de Liège.

Notre intérêt pour le développement durable, s’est trouvé encouragé par la visite de réalisations concrètes. Différents aspects de la gestion communale et de l’écologie politique ont pu lors de cette excursion être rencontrés.

Dans cette dynamique, la diversité des acteurs présents lors de cette visite nous offre différentes perspectives afin d’envisager la réalisation de projets durables chacun à notre niveau. Un aspect que nous espérons retrouver dans le cadre des solutions pour chacun où chaque point de vue permettra de dégager des solutions pour une énergie propre et juste. Nous avons en effet pu constater samedi combien l’implication citoyenne était importante afin de réussir un projet axé sur le long terme. A Beckerich les choix durables ont pu émerger grâce à l’implication de tous. Par exemple, cette commune rurale a pu profiter des agriculteurs du coin pour se lancer dans la réalisation d’une installation collective de biométhanisation agricole. 19 agriculteurs se sont associés pour que cette installation voie le jour. Aujourd’hui cette réalisation alimente l’équivalent de 120 ménages via le réseau de chaleur. Cette installation permet de réduire de 91% les émissions de GES et elle produit 5x plus d’énergie qu’elle n’en consomme.

Imaginer de telles réalisations en mesurant leurs impacts sociaux, économiques et environnementaux relevait de l’utopie il y a encore une vingtaine d’années; s’il fallait nous en convaincre, nous remarquerons aujourd’hui qu’une persévérance durable finit par payer à un moment donné. Un constat essentiel à l’heure où les ménages ne peuvent plus payer des factures exorbitantes.

Nous avons également eu la chance de visiter un hall de sport moderne. Différent de l’impayable country hall qui domine la ville de Liège. Le hall de Beckerich est chauffé par l’installation de biogaz. De plus son toit accueille des panneaux solaires achetés en coproprité par des particuliers. Les murs sont bardés de bois traité thermiquement.

Cette visite nous a permis d’alimenter des idées qui se doivent d’être réalisables, novatrices, durables et solidaires.





Des solutions pour chacun

7 04 2008

ECOLO se remet en chantier, pour améliorer ses propositions politiques et les réponses à apporter aux enjeux de la société. Ce vaste processus collectif et ouvert est intitulé « Des solutions pour chacun ».

ECOLO entend par ce processus apporter des réponses qui collent à la réalité, nous pensons en effet que notre passion ainsi que notre boulot nous conduisent sans cesse à rafraîchir nos propositions.

Les secteurs étant nombreux nous nous répartissons la tâche entre conseillers politiques et parlementaires. De mon côté je travaille avec xavier Desgain à dégager des propositions fortes sur le thème de l’énergie.

Pour ce faire, nous avons choisi de cibler trois enjeux : les nouvelles questions sociales liées à l’énergie ; les modalités du soutien des adaptations énergétiques à l’échelle des quartiers et des projets collectifs en énergie et le choix d’outils publics qui permettent d’agir sur la demande individuelle.

D’ici à octobre sont programmés différentes activités pour entrer dans le vif du sujet, vous y êtes les bienvenus.

Les actions suivantes sont déjà programmées :

  • - Un forum public sur les nouvelles questions sociales liées à l’énergie le 8 juin prochain. Ce forum commencera par des ateliers sur des aspects bien particuliers liés à ces questions et se poursuivra par une séance plénière avec de grands invités ;
  • Un séminaire sur le tiers investisseur ;
  • Un séminaire sur les mesures sociales en matière d’énergie ; 
  •  Une table ronde sur les agro-carburants le 7 mai ;
  • Une table ronde sur la maîtrise individuelle de la demande et les quotas individuels de CO2 fin du mois d’août.




Un nouveau gouvernement provisoire …

22 03 2008

Ce samedi, nous débattons au parlement de la déclaration gouvernementale.   Après 9 mois de négociations, quelle déception !  Pratiquement aucun engagement sur rien, pas de chiffres, beaucoup de déclarations d’intentions et de demandes d’études …  Aucune politique volontariste en matière environnementale ou sociale !  Pire, on a bien vu dans les dernières heures de la négociation combien la confiance ne régnait pas entre les membres du gouvernement.  Bref, une déclaration bien terne et pas du tout à la hauteur des enjeux et des attentes de la population. Comme lors de la discussion de l’accord de gouvernement intérimaire à la veille de … Noël, les députés Ecolo et Groen ont organisé un chat de 14h à 16h sur le site d’Ecolo pour échanger avec les internautes sur cette déclaration.  Quoi qu’il en soit, nous resterons une opposition très attentive et constructive, la seule opposition côté francophone d’ailleurs.





Succession de non-réponses…

19 03 2008

110_f_671380_gtdesthzi6gcvw6u3mfxgz0a7lz0ay.jpgJ’interrogeais aujourd’hui M. Magnette concernant les publicités à caractère vert, (voir article ci-dessous). Après avoir essuyé une non-réponse de Mme Laruelle, je me suis vu répondre un engagement bien peu satisfaisant du ministre du climat. En effet  la disparité des compétences amène une confusion sans nom dans les résolutions de chacun. Au-delà de ce déchargement de responsabilité, on y perçoit un engagement décidément bien mou quant au respect du caractère éthique et véridique de la publicité…Jugez en vous même





Un oeil sur les pubs pour voitures “vertes”

10 03 2008

imagine_66_safari_in_the_city.jpgAujourd’hui, l’argument écologique permet de vanter dans une publicité ou sur un emballage les caractéristiques écologiques d’un produit ou service, ou ses avantages pour la protection de l’environnement. En effet, l’engouement actuel pour des produits plus respectueux permet d’orienter le consommateur dans ses choix, et pousse les entreprises à innover pour modifier leur offre.

Depuis quelques années, nous pouvons constater que de plus en plus de produits et services sont présentés comme “écologiques, alors que l’intérêt du produit pour la nature est minime. Cette désinformation verte a donc pour effet de contrer les efforts de sensibilisation faits en ce sens par les associations.

C’est d’autant plus critiquable que l’argument écologique est très utilisé pour les produits et par les entreprises les plus polluants. Un chercheur de l’Université de Liège vient dénoncer ces débordements plus précisément au niveau des publicités faites pour les voitures.

Une directive européenne, hélas ignorée jusqu’à présent, prévoit que la consommation de carburant et les émissions de CO2 des véhicules devraient être mentionnée en grands caractères. Au vu de cette directive, différentes ONG européennes invitent le consommateur à porter plainte contre les publicités de voitures. Cette directive se trouve transposée dans le droit belge, nous pouvons à cet effet lire dans l’arrêté royal du 5 septembre 2001, c’est-à-dire si besoin de le préciser, il y a bientôt sept ans, que la consommation et les émissions de CO2 d’un véhicule « doivent être facilement lisibles et au moins aussi visibles que la partie principale des informations figurant dans la publicité ». Malgré l’existence de cet arrêté, nous pouvons constater en levant les yeux vers les panneaux publicitaires que les émissions de CO2 sont systématiquement mentionnées en tout petits, trop petits caractères.

Deux éléments nous amènent ici à dénoncer le non respect de cet arrêté, deux notions non définies par le législateur, il s’agit de « facilement lisibles » et de « partie principale des informations ». Des notions qui nous autorisent à comprendre que les émissions CO2 devraient apparaître dans une dimension identique à celle du slogan. Si le citoyen ne peut démontrer que le non respect de cette disposition entraîne chez lui un préjudice grave, les ONG elles ont l’occasion de se référer à la loi du 12 janvier 1993, cette loi permet en effet d’intenter une “action en cessation” contre l’auteur d’une violation d’une législation visant à protéger l’environnement or nous pouvons également lire dans Imagine que l’affichage obligatoire des émissions de CO2 est une norme de police économique à portée environnementale.

Toujours selon la même revue une ONG pourrait décider de poursuivre l’Etat belge. L’AR du 5 septembre 2001 précise en effet que « les fonctionnaires et agents désignés par le Ministre qui a les Affaires économiques dans ses attributions sont désignés pour rechercher et constater les infractions ».

Or en portant attention à l’arrêté royale cité nous pourrions penser que toutes les publicités automobiles sont en infraction.

Enfin rappelons que le principe de base du code de la publicité écologique est que « toute publicité doit se conformer aux lois ».

C’est en ce sens que je poserai une question parlementaire ce mardi.

La photo apparaissant ci-dessus est tirée du magazine Imagine





L’urgence de la durabilité appuyée par le bureau du plan

27 02 2008

eco1.jpgLe Bureau fédéral du Plan[1] (BFP) est un organisme d’intérêt public. Il réalise des études et des prévisions sur des questions de politique économique, sociale, environnementale et leur intégration dans une perspective de développement durable.

Le bureau du plan vient de dresser un portrait des urgences au niveau du développement durable, une analyse souvent convergente avec les grands axes de notre programme.

Pauvreté, vieillissement de la population, enseignement, pression sur les ressources naturelles, réchauffement climatique, biodiversité, croissance… L’ensemble des dimensions sociales, économiques et environnementales liées au développement durable ont été intégrées dans l’étude proposée par le Bureau du Plan. Celui-ci dresse une série de recommandations tout en traçant une ligne du temps avec autant d’échéances fixées sur le chemin de la « durabilité ». Une occasion à saisir pour nous écologistes qui dressons ces constats depuis belle lurette.

En Belgique comme dans les autres pays industrialisés, la tendance est à l’individualisme, ce qui se traduit par des comportements de consommation insoutenables à long terme. La consommation d’énergie continue de croître, bien que son utilisation semble plus efficace aujourd’hui. La consommation alimentaire se trouve dans une dynamique semblable, ce qui se traduit par une production agricole très intensive.

Cette surconsommation tend à être copiée par les pays en développement. Ceci débouche sur de graves inégalités sociales et empêche d’atteindre les objectifs de développement durable. Le bureau du plan note par exemple que la consommation de viande croissante, entraîne une progression de la déforestation et des pertes de biodiversité importantes.

En Belgique, le gouvernement fédéral a mis en place deux plans de développement durable pour les périodes 2000-2004 et 2004-2008. Ces plans demeurent hélas beaucoup trop peu suivis d’effets.   Par ailleurs, le bureau du plan épingle la multiplication des plans thématiques parallèles qui ne sont assortis ni d’échéances précises, ni d’objectifs quantifiés (ils en relèvent 9% à peine). Et ces plans ne prennent pas en compte les objectifs du développement durable. C’est au contraire vers une approche transdisciplinaire et des objectifs à long terme qu’il faut s’orienter.

Le Bureau du Plan préconise notamment d’accroître l’offre de transports publics et de réorganiser l’aménagement du territoire en densifiant les zones construites; de durcir les normes d’isolation des bâtiments et d’améliorer la formation des professionnels dans ce domaine; d’améliorer les étiquetages alimentaires en y incluant les impacts environnementaux; d’améliorer la coordination de la politique.

Quant au réchauffement climatique, le rapport Stern a mis en évidence que le coût de l’inaction serait dix fois plus élevé que celui lié à une politique volontariste en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Plus que jamais la pertinence d’une union nationale pour le climat se fait sentir !  

Dans cette optique, Marcel Cheron, notre voix au groupe octopus, a pu obtenir que un renforcement du rôle de l’Etat fédéral en matière climatique, à travers l’extension du droit de substitution du pouvoir fédéral, de sorte qu’en cas d’inertie des Régions, la voix de l’Etat fédéral prime sur les autres. C’est certes une évolution modeste, mais dans cette perspective où nous estimons que l’Etat fédéral doit rester en charge de ses compétences actuelles en matière de climat, d’énergie et d’environnement, et surtout contribuer à une meilleure coordination à l’échelle du pays, c’est une évolution utile.

Mais bien sûr, ce rôle un peu renforcé du fédéral n’ira pas jusqu’à permettre d’intervenir, au départ du fédéral,  dans les choix absurdes faits par le gouvernement wallon en termes de mobilité …

 

 




[1] http://www.plan.be/press/press_det.php?lang=fr&TM=30&IS=68&KeyPub=625





Des news des négociations

27 02 2008

Au cours de ces négociations, le transfert de nouvelles compétences vers les Communautés et Régions a pu être dessiné en veillant à la fois à la cohérence par rapport aux compétences actuelles des entités fédérées (à l’instar des baux à loyers, en lien avec la compétence des Régions en matière de logement, par exemple) et aux balises nécessaires pour permettre à ces entités d’exercer valablement leurs nouvelles compétences (financement du FESC, à titre illustratif). Ecolo est également satisfait d’avoir pu éviter la régionalisation de certains enjeux problématiques, comme, en particulier la compétence relative à la Mer du Nord.

A côté de cela, Ecolo apprécie particulièrement le renforcement de l’Etat fédéral organisé en matière climatique, à travers l’extension du droit de substitution du pouvoir fédéral, de sorte qu’en cas d’inertie des Régions, la voix de l’Etat fédéral prime sur les autres.

Pour ce qui concerne le refinancement de Bruxelles, l’évaluation du Bureau politique d’Ecolo est contenue dans l’accord lui-même : le sous-financement de Bruxelles n’est pas entièrement corrigé à travers ce « premier paquet » et une clause de rendez-vous est d’ores et déjà convenue pour le « second paquet » afin d’accentuer le mouvement initié.

Précisément, la perspective d’un soutien financier plus important aux charges bruxelloises qui profitent à l’ensemble du Pays est clairement sur la table. Pour la première fois, un article nouveau apporte ainsi un mécanisme de compensation structurel pour la Région bruxelloise, inscrivant structurellement un montant de 35 millions € (indexé) dans la loi spéciale de financement.

Ce montant est bien évidemment insuffisant au regard des 500 millions € établi par plusieurs études universitaires. Cette insuffisance est partiellement corrigée par :
- la mise en place d’un nouveau Fonds Beliris alimenté d’un montant nouveau de 30 millions € visant à compenser une partie des investissements pris en charge par la STIB ;
- la consolidation dans la loi spéciale des 125 millions € du Fonds Beliris actuel ;
- la reconnaissance dans l’exposé des motifs de ce sous-financement malgré les efforts réalisés dans ce « premier paquet ».

Pour ce qui concerne la suite des négociations, Ecolo veillera en particulier à la prise en compte des mêmes balises en termes de solidarité et de cohésion fédérale, à la possibilité de créer une circonscription fédérale – chère à Ecolo et retenue pour l’agenda des travaux à venir – et à la poursuite du refinancement de la Région de Bruxelles-Capitale.

Ecolo a pris ses responsabilités pour qu’un premier accord puisse intervenir après sept mois d’imbroglio communautaire paralysant gravement le fonctionnement des Institutions du Pays. Ce faisant, il a appliqué en Belgique l’adage anglo-saxon suivant lequel « l’Opposition est un service public ».





Gouvernement intérimaire : Un premier mois sans « lune de miel »

1 02 2008

menuright_pri_visit.gifDans sa déclaration du 21 décembre, le Premier ministre intérimaire a mis l’accent sur la méfiance qui s’était installée dans la société. Le premier défi que se donnait le gouvernement, sa raison d’être, était donc de restaurer la confiance de nos concitoyens dans la chose publique.

Est-ce que ce gouvernement intérimaire réussira, dans les délais qu’il s’est fixé, à jeter les bases pour un tel regain de confiance ? Ce sera l’indicateur central de l’évaluation finale, le 23 mars prochain, de ce gouvernement particulier.

Pour ce qui les concerne, les écologistes se sont assignés pour principale mission le fait d’incarner une force d’opposition utile.

- Utile pour le Pays et pour la solidarité fédérale. En demeurant contre vents et marées la seule famille politique travaillant ensemble, par delà la frontière linguistique. Une unité qui se vit au quotidien dans l’exercice inédit d’un groupe parlementaire commun bilingue.
- Utile pour ses habitants. En veillant sans relâche à contrôler le gouvernement [ Utile, enfin, à la démocratie. Car, quel que soit l’état dans lequel les égos des négociateurs oranges et bleus et l’absence de méthode de négociation ont pu plonger le pays, le gouvernement intérimaire est loin de représenter l’idéal d’un gouvernement, capable de mener la Belgique sur la voie d’une bonne et saine gestion et d’un développement réellement durable.

Il est évidemment impossible de faire ici et maintenant l’inventaire de l’ensemble de ce travail d’opposition « utile », tel que nous l’annoncions dès le lendemain de la déclaration du Premier ministre Guy Verhofstadt. Pas plus que nous ne pourrions ici et aujourd’hui faire le reproche à un Gouvernement en exercice depuis un mois de ne pas avoir accompli l’ensemble de ses promesses.

Toutefois, il nous semblait nécessaire et intéressant, après 36 jours de fonction, soit au tiers de la durée de vie annoncée du Gouvernement intérimaire, de poser un regard rétrospectif sur ce qui a déjà été réalisé et de quelle manière, comme sur ce qui n’a pas encore été entrepris et nous paraît pourtant indispensable à mettre en œuvre.

Pour réaliser cette évaluation intermédiaire du gouvernement intérimaire, nous analyserons cinq dossiers qui ont marqué les 36 premiers jours de Verhofstadt III :

  1. La hausse du prix de l’énergie et l’extension du fonds mazout
  2. La négociation du « paquet » belge en matière de lutte contre le dérèglement climatique
  3. La marche arrière en matière de coopération au développement
  4. La préparation du budget 2008
  5. La détention des enfants et familles dans des centres fermés

Au-delà de ces cinq dossiers thématiques, notre regard se posera également sur toute une série d’éléments qui font (et défont) la vie d’un gouvernement, uni sous le sceau d’un mariage de raison… et qui n’aura pas connu la moindre lune de miel.

Tous ces éléments et toute notre analyse se retrouvent sur un nouveau site internet : www.2303.be





Climat : la Belgique ne peut pas faire moins que les objectifs fixés par la Commission !

23 01 2008
terresat_6.jpgC’est avec des sentiments partagés que nous accueillons les propositions de la Commission sur la politique Climatique de l’Union pour l’horizon 2012-2020.

Satisfait qu’un objectif chiffré de réduction des émissions de CO2 puisse enfin être adopté à l’échelle européenne et s’imposer à chacun des Etats membres, nous estimons cependant qu’il ne peut s’agir que d’un premier pas, hélas encore insuffisant par rapport à l’indispensable objectif déterminé par les experts du GIEC, d’une réduction de 25 à 40% des émissions de CO2 des pays industrialisés d’ici 2020.

C’est en ce sens que je suis intervenu hier sur la radio BFM mais également dans le journal Le Soir du mercredi 23 janvier.

Pour obtenir de plus amples informations sur notre prise de position je vous renvoie au site Ecolo.

En espérant que la révolution verte démarre enfin.

Ecologiquement vôtre.





Vert de honte

23 01 2008




Verhofstadt aime l’Europe mais pour les autres…

18 01 2008

1523541.jpgHier soir, Guy Verhofstadt a rencontré comme annoncé le Président de la Commission européenne J. M. Barroso, notamment en vue d’obtenir une réduction de l’objectif à atteindre par la Belgique d’ici 2020 en matière de consommation d’énergies renouvelables. Rappelons que l’objectif global quel l’Europe veut atteindre est de 20% . On sait aujourd’hui que le Premier Ministre entend défendre un objectif de seulement 7,6% de part du renouvelable pour notre pays, au lieu des 13% qui seraient fixés par la Commission ! Guy Verhofstadt semble renoncer, en matière climatique, à une vision ambitieuse de l’idée fédérale européenne dont il s’est fait le chantre dans de nombreux autres domaines.

Cédant à la pression de quelques lobbies davantage soucieux de rentabilité immédiate que de préparer l’avenir, ce n’est pas seulement sur la vision européenne que Verhostadt choisit le repli. Avec l’appui du Ministre du climat, qui a déclaré au Soir suivre la ligne du premier Ministre, Verhofstadt renonce également à l’ambition de développer sur le territoire de nos Régions des filières propres, source de richesse et de nombreux emplois non délocalisables http://www.lachambre.be/streaming/getPage.asp?page=2&itemGUID=20080117-1&original=true.

Pour Ecolo, tenant compte notamment des potentialités déjà dégagées par le secteur professionnel belge des énergies renouvelables, c’est 20% que la Belgique doit viser si elle veut saisir l’extraordinaire opportunité qu’offre ce secteur pour l’économie de notre pays et la santé de ses habitants.

J’ interpellerai à nouveau le Ministre du Climat en Commission de l’Environnement ce mardi au sujet de ce nouvel épisode, le Gouvernement ayant jusqu’ici refusé de fournir au Parlement les chiffres précis de la demande qu’il comptait adresser à l’Europe et qui figure aujourd’hui dans les médias.





Le gouvernement intérimaire mène une stratégie anti-climatique à échéance 2020 !

11 01 2008

climatenergie.jpgIl apparaît aujourd’hui clairement que l’environnement, et plus spécialement le problème climatique n’est hélas pas une priorité pour le gouvernement fédéral intérimaire et pour les partis qui le composent.

 Ce qui apparaissait déjà clairement comme un choix des partenaires en discussion dans l’orange bleue est aujourd’hui confirmé par l’ensemble du gouvernement intérimaire, en ce compris le nouveau Ministre Magnette qui nous est pourtant présenté comme le Sauveur du climat.

On le sait, l’Europe a adopté l’objectif assez ambitieux des 3×20 : 20% de réduction des émissions de CO2, 20% d’efficacité énergétique, 20% d’énergies renouvelables.

Les contacts sont en cours entre l’Europe et la Belgique et concernent la contribution que la Belgique doit apporter à ces objectifs.  L’objectif en négociation pour notre pays aboutirait à seulement 13% de proportion d’énergie renouvelable et 15% de réduction de CO2.  Non content de ne pas être en pointe de la lutte contre le réchauffement climatique et de donner l’exemple en étant parmi les premiers pays à se donner des objectifs ambitieux, au moins à la hauteur de la moyenne européenne, il est aujourd’hui officiel que notre pays cherche tous les arguments possibles pour négocier à la baisse la hauteur de ces objectifs !

 Le réchauffement climatique est un problème crucial et urgent, qui va impliquer d’inévitables réorganisations profondes dans le fonctionnement.  Ceux qui ne le comprennent pas se trompent de siècle et mettent en péril à la fois la réussite du défi climatique mais aussi notre économie car l’économie de demain sera obligatoirement centrée sur la durabilité et une empreinte écologique soutenable. Il est dommage de constater aujourd’hui que le débat politique a subi une mutation si soudaine entre l’avant élection et l’après. En effet, sans conteste, 2OO7 apparaissait aux yeux du monde entier comme l’année « climat », est-il nécessaire de rappeler les multiples promesses électorales, le double prix Nobel, la conférence de Bali sans oublier les sommets du Giec. La Belgique doit dégager une crédibilité internationale ainsi qu’un engagement prospectif afin d’assurer son avenir et celui de ses concitoyens.

 Par le passé, la Belgique a fait preuve de bien davantage d’avant-gardisme en la matière, notamment en faisant en sorte que le protocole de Kyoto aboutisse effectivement.

D’autres pays d’Europe ont choisi d’être bien plus ambitieux ! La Norvège, par exemple,  prévoit une indépendance énergétique dès 2050.

J’interpellerai le nouveau ministre du Climat, Paul Magnette, à ce sujet lors des commissions parlementaires de la semaine prochaine à la Chambre et du débriefing de la Conférence de Bali prévue en Commission Santé et Environnement de la Chambre ce mardi.






Accompagner le citoyen plutôt que le baril

5 01 2008
Le cours du baril de pétrole explose, sans qu’aucune mesure concrète n’ait encore été adoptée par le Gouvernement intermédiaire, pourtant chargé des affaires urgentes.

Ce matin, dans la presse, les Ministres socialistes promettent l’élargissement du fonds mazout aux 375.000 ménages dont les revenus nets imposables (i.e. : précompte professionnel compris) vont jusque 22.800€. A condition que la mesure soit entérinée, ces ménages bénéficieraient (avant la fin de l’hiver ?!?) d’une aide de 13 centimes d’euro sur les 73 que coûte un litre de mazout.

Ecolo soutiendra cette mesure d’urgence, qui n’est, hélas, rien de plus qu’un sparadrap posé sur une plaie ouverte. Ecolo demande cependant au Gouvernement de ne pas reprendre d’une main ce qu’il compte donner de l’autre. Ce n’est pas aux consommateurs à payer la facture de cette mesure d’urgence, pas plus qu’aux distributeurs de mazout, mais bien aux firmes productrices de pétrole, lesquelles s’enrichissent abondamment à chaque envolée des cours de l’or noir.

Pour la bonne information de M. Magnette – dont les propos injurieux tenus à l’encontre d’Ecolo dans le Standaard révèlent une ignorance certaine de l’historique de ses dossiers autant qu’ils témoignent d’un profond mépris pour les énergies renouvelables – sous l’arc-en-ciel, Olivier Deleuze avait fait payer l’intégralité du « chèque mazout » aux firmes pétrolières. Depuis lors, jamais le parti de M. Magnette n’a daigné envisager cette option, considérant sans doute plus « social » de faire payer deux fois la facture à nos concitoyens, en ce compris aux plus pauvres.

Ecolo demande par ailleurs au Gouvernement intérimaire de ne pas oublier les consommateurs de gaz lesquels subissent également le poids des augmentations avec un effet retard sur le prix du baril.

Plus fondamentalement, au-delà de ces mesures de très court terme, Ecolo exhorte le Gouvernement à ne pas se contenter d’accompagner une nouvelle fois l’évolution des cours du baril, mais à se soucier enfin de l’accompagnement réel de nos concitoyens en les aidant à économiser de l’énergie, seule solution pour les mettre durablement à l’abri des inévitables futures envolées boursières des matières fossiles.

Pour ce faire, Ecolo propose 5 mesures nouvelles et complémentaires :

- Accompagner l’intervention du fonds mazout de la réalisation d’un audit énergétique gratuit et une intervention d’un tiers-investisseur pour réaliser les travaux d’isolation ou d’amélioration énergétique, sortant ainsi d’une approche limitée au court terme ;
- Passer enfin des paroles aux actes en mettant concrètement en œuvre ce tiers-investisseur tant évoqué, afin de permettre aux ménages d’investir (chaudière, isolation, …) et d’économiser ainsi l’énergie, sans devoir débourser l’investissement ;
- Généraliser la tarification sociale garantissant un service minimal pour l’ensemble des énergies, tout en renforçant la régulation du secteur ;
- Réaliser une batterie d’incitants fiscaux pour promouvoir une consommation énergétique moindre, accessibles à tous, via notamment le crédit d’impôt ;
- Financer partiellement ces mesures avec les sur-bénéfices de l’industrie pétrolière et les surprofits d’Electrabel sur les installations amorties.

Seule la combinaison de ces propositions pourra permettre à tous les ménages – et en particulier aux bas revenus – de se chauffer tout en réduisant structurellement leur consommation, limitant le montant de leur facture et contribuant à lutter contre le réchauffement. Ceci sans qu’ils doivent eux-mêmes assurer le financement de ces investissements.

En agissant de la sorte, le Gouvernement permettra que les mesures prises dans le court terme contribuent à la réalisation de l’indispensable objectif de long terme : réduire au maximum notre dépendance aux énergies fossiles. Il y a urgence !





Chattez avec les élus Ecolo et Groen ! en direct du Parlement

23 12 2007

Le groupe ECOLO-GROEN! vous propose une séance de « chat » (dialogue en direct sur internet), depuis la Chambre, ce dimanche à partir de 14h à 16h ou plus si nécessaire.

Après qu’il n’ait pas été invité autour de la table des négociations, Ecolo assumera pleinement ses responsabilités dans une opposition qu’il veut utile, propositionnelle et vigilante quant aux intérêts de tous les Belges. Quant au Gouvernement, Ecolo constate avec inquiétude qu’aucun des Ministres ne semble s’être réellement soucié du programme qu’il mettra en œuvre, ne fut-ce que pour les trois mois à venir.

Vous avez des questions, des remarques, des suggestions ? Connectez-vous, avec Isabelle Durant, Jean-Marc Nollet, Tinne Vanderstraeten, Zoé Genot, Stefaan Van Hecke, Wouter Devriendt et d’autres mandataires , nous vous répondrons en direct et sans tabous. Jacky Morael aura le plaisir d’être médiateur des débats avec les citoyens. Rendez-vous sur : www.ecolo.be





Une éclaircie?

19 12 2007

id965272_03_dessin_epa_210217_00e1ar_0.jpgAprès 191 jours de profonde crise politique, Ecolo estime salutaire que la Belgique dispose enfin d’un Gouvernement fédéral, aussi « intérimaire » soit-il.

Ayant remporté les élections de juin 2007, Ecolo a régulièrement manifesté sa volonté constructive pour sortir de la crise et à plusieurs reprises démontré sa disponibilité pour faire partie d’une équipe gouvernementale soutenant les points fondamentaux du programme écologiste, désireuse de travailler dans l’intérêt de la Belgique au-delà des enjeux communautaires et refusant d’être l’otage des séparatistes.

Aujourd’hui, malgré qu’il n’ait pas été invité autour de la table des négociations, Ecolo assumera pleinement ses responsabilités dans une opposition qu’il veut utile, propositionnelle et vigilante quant aux intérêts de tous les Belges, aussi bien en matière sociale qu’économique et environnementale. Cette opposition, Ecolo la mènera main dans la main avec son homologue flamand Groen !, avec lequel il constitue au Parlement fédéral un groupe commun, fait aujourd’hui unique dans le paysage politique belge.

Quant au Gouvernement, Ecolo constate avec inquiétude que si chacun a jugé prioritaire de connaître le nombre exact de Ministres dont il disposera ainsi que l’intitulé de leurs compétences, aucun d’eux ne semble en revanche s’être réellement soucié du programme qu’il mettra en œuvre, ne fut-ce que pour les trois mois à venir.

S’il comprend l’impatience de ceux qui trépignent à l’idée de préserver ou de revenir au pouvoir, Ecolo ne peut accepter que les dernières heures, cruciales pour l’avenir de la Belgique, aient ressemblé à un marchandage de tapis inquiétant pour un travail collectif pourtant bien nécessaire. L’absence patente de confiance entre les partenaires n’est pas de bon augure pour la suite.

Ecolo demande donc à chacun des partenaires de cette tripartite intérimaire de se montrer digne des hautes fonctions qu’ils ont tant convoitées, et de se souvenir qu’après 191 jours de crise, leur unique mission est de gouverner pendant trois mois dans l’intérêt de tous les Belges, pas dans le leur.





Séminaire sur le pic du pétrole au parlement

14 12 2007

 

Ce matin, j’ai choisi d’organiser avec etopia un séminaire sur le pic du pétrole autour du professeur de l’UMH, Patrick Brocorens.

 

En cette année 2007, il semble bien que nous atteignons le Pic de production du pétrole. Autrement dit, le moment où nous aurons consommé la moitié du pétrole présent sur la planète. La moitié seulement, il en restera donc encore une grande quantité disponible. Pour le gaz, l’évolution est semblable, décalée toutefois dans le temps.

Pourtant, quoi que l’on fasse, quel que soit le nombre de puits que l’on installe, la production diminuera inexorablement. Or, la demande, elle, a toujours tendance à augmenter, en Chine par exemple. L’offre ne pourra plus répondre à la demande. Cette situation débouchera sur des conséquences graves d’un point de vue géopolitique mais également au niveau des prix donc du pouvoir d’achat des ménages et des entreprises. La diminution des ressources en hydrocarbures sera accompagnée d’une augmentation exponentielle du cout de l’énergie, nous devons préparer maintenant l’ère de l’après pétrole.      

Aujourd’hui, la Belgique consomme 72 000 000 litres de pétrole chaque jour et est entièrement dépendante de ses importations pour son approvisionnement en hydrocarbures.

Dans une dynamique prospective Etopia et le groupe Ecolo-Groen! à la Chambre proposent de dégager les enjeux qui gravitent autour de cette crise.

 





Le grand oral

12 12 2007

3185_1.jpgCe matin, j’étais l’invité de Mint au sujet de l’anniversaire du protocole de Kyoto, de la tenue de la conférence internationale de Bali sur le climat et de l’actualité politique. Vous pouvez écouter et voir cette interview en cliquant ici.





Kyoto, 10 ans déjà, trop peu de résultats

11 12 2007

id970661_06_bali2_epa_223828_00e362_0jpg.jpgComme vous le savez, l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre tels que le dioxyde de carbone, le méthane et le protoxyde d’azote provoquent le réchauffement climatique. C’est pour remédier à cette situation qu’a été adopté le 12 décembre 1997 le Protocole de Kyoto. Celui-ci accorde aux pays industrialisés une quantité déterminée de droits d’émissions de gaz à effet de serre. Fièrement nous rappelerons qu’Ecolo a joué un rôle moteur dans l’élaboration de Kyoto. A ce jour, le protocole de Kyoto a été rallié par 172 pays. Le plus grand absent étant les Etats-Unis.

Actuellement la Belgique est encore aux antipodes des objectifs à atteindre. Pour faire avancer la situation, Ecolo a déposé une résolution au parlement appelant à réduire nos émissions de 30% d’ici 2020. Aujoud’hui, le monde semble prendre conscience de l’urgence, ce mois ci se tient à Bali une conférence rassemblant des gouvernements du monde entier, sous l’égide de l’ONU. Cette réunion prévue jusqu’au 14 décembre doit permettre de tracer une feuille de route de négociations pour prolonger le protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique.





Journée mondiale des droits de l’homme

10 12 2007

id976293_10_chaine24_epa_173917_00e4j0_0jpg.jpgLe 10 décembre est la journée des droits de l’homme, à quelques mois des jeux olympiques qui se dérouleront en Chine, il me semblait important de le rappeler.  En effet, une manifestation sensée réunir tous les pays pacifiquement autour du sport se déroulera dans pays où les droits de l’homme sont bafoués. Allumez votre bougie.





Une bonne nouvelle

6 12 2007

On le sait : la Ville de Liège a annoncé il y a quelques jours le licenciement préventif d’une centaine de personnes engagées dans le cadre de la politique fédérale des grandes villes.  La Ville a motivé cette décision par le fait qu’il ne lui était pas possible d’assurer le paiement des salaires sans nouvelle décision budgétaire du gouvernement fédéral, actuellement en affaires courantes.

 J’ai dès lors intérrogé la Ministre du budget Freya van den Bossche qui a annoncé qu’elle introduirait prochainement une nouvelle proposition de prolongation de ces contrats (probablement de 6 mois supplémentaires) lors d’une prochaine réunion du gouvernement.  Il faut savoir en effet qu’une première décision de prolongation de 6 mois a déjà été prise par le gouvernement en affaires courantes.

La décision de prolongation dépendra donc du choix des partenaires de l’actuel gouvernement en affaires courantes.  

 Nous ne pouvons que les encourager à soutenir cette initiative. Au-delà de Liège, il faut savoir qu’environ un millier de personnes sont concernés par ce type de contrats.  Une nouvelle prolongation serait le bon sens même, les personnes concernées et la Ville dont les services sont ainsi déstabilisés n’étant pas responsables de l’absence de gouvernement fédéral. 

 





Liège aussi paie les errements de l’orange bleue

4 12 2007

 

 

J’interpellerai la ministre du budget Freya Van den Bosche en ce sens ce mercredi au parlement.





Bali, un défi pour la planète

29 11 2007

arton333-fa1d6.jpgEngluée dans ses questions communautaires, perdue dans ses repères institutionnels, concentrée sur les enjeux pour 2009, l’Orange bleue a manifestement oublié de s’intéresser aux enjeux internationaux.

Dans quelques jours se tient à Bali une réunion mondiale qui vise à apporter des réponses au défi climatique. Objectif, diviser nos émissions par 4 d’ici 2050 sans laisser personne en bord de route. Manifestement le défi planétaire préoccupe moins que BHV…

Une situation dont les écologistes ne peuvent se satisfaire. Ainsi le groupe Ecolo/Groen! a déposé une résolution au parlement visant à réduire nos émissions de CO2 de 30% d’ici 2020. Hélas cette résolution a lamentablement été niée, c’est pourquoi j’interviens ce jeudi après midi pour mettre les choses au clair. Ainsi nous déposerons des amendements et clameront l’urgence, pour en savoir plus, mon intervention: 071129-interv-resol-bali-pleniere.doc





L’Orange bleue sabote le débat sur le climat !

28 11 2007

arton647-200x161.jpgA quelques jours de l’importante conférence internationale de Bali sur les changements climatiques, le groupe Ecolo-Groen regrette l’absence de position de la Belgique en termes d’objectifs de réduction de ses émissions de CO2.

Ce mardi après-midi, la Présidente de la Commission, Muriel Gerkens (Ecolo), ainsi que les députées Thérèse Snoy (Ecolo) et Tinne Van der Straeten (Groen !) ont, en vain, plaidé en Commission Santé publique et Environnement pour une réduction de 30% de nos gaz à effet de serre d’ici à 2020. Un chiffre qui placerait la Belgique au même niveau d’engagement que l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège ou la Grande-Bretagne.

Malgré trois réunions et de nombreuses propositions d’amendements, les députés de l’Orange bleue ont conclu qu’ils n’avaient pas d’opinion en la matière, rendant ainsi impossible l’adoption d’une position claire par le Parlement ! Refusant de s’engager dans la défense de la Planète, l’Orange bleue s’en est tenue au service minimum, préférant se cacher derrière un obscur avis rendu par d’autres instances… lequel ne contient aucun objectif chiffré !

Au mépris des conclusions alarmantes présentées par les experts du GIEC, la probable majorité Orange bleue apporte ici la preuve d’un profond mépris pour les problèmes liés au réchauffement climatique ! En refusant d’assigner un objectif chiffré à la Belgique, elle sabote sciemment le rôle de notre Pays dans les importantes discussions qui s’ouvriront la semaine prochaine à Bali !

Le groupe Ecolo-Groen ! à la Chambre rappelle combien il est crucial et urgent pour la Belgique de se doter d’un Plan national pour le climat, contenant des objectifs chiffrés forts et des actes concrets, les seuls permettant à notre Pays d’enfin sortir de l’ornière. Il réitèrera cette exigence au cours de la prochaine séance plénière, sommant chacun des groupes parlementaires d’enfin sortir des discours hypocrites pour passer à l’action !





Energie nucléaire : pas de trace de la soi-disant renaissance du nucléaire dans le monde

26 11 2007

arton642-200x150.jpegCe mercredi 21 novembre 2007, les Verts au Parlement européen ont présenté un nouveau rapport sur “L’Etat des lieux 2007 de l’industrie nucléaire dans le monde ” (World Nuclear Industry Status Report 2007). Le rapport montre que la part du nucléaire dans la production d’électricité a baissé au cours des dernières années pour 21 des 31 pays exploitant des centrales nucléaires. Il y a aujourd’hui 5 réacteurs nucléaires de moins dans le monde qu’il y a encore 5 ans et les statistiques des unités en cours de construction ne recensent que 32 unités, soit 20 de moins qu’à la fin des années 1990. En même temps, l’âge moyen des centrales en exploitation est en augmentation constante et se situe actuellement à 23 ans.

Le rapport est une actualisation complète du rapport sur l’état des lieux de l’industrie nucléaire dans le monde, publié en 2004 par les Verts au Parlement Européen.





Un ministère “bonne conscience” ne suffit pas

26 10 2007

images.jpgSouvenez-vous il y quelques mois en campagne électorale, subitement chacun brandissait sa fibre durable en annonçant qu’il était temps de lutter contre le réchauffement climatique. Le film d’Al Gore avait fait son effet, l’ambiance “campagne électorale” provoquait un intérêt “nouveau” pour beaucoup.

137 jours sans gouvernement plus tard et l’Orange bleue nous sort enfin un accord sur le développement durable. Il en résulte beaucoup de bonnes intentions mais aucun objectif clair. Hélas, il nous semble que le développement durable demeure un élément que l’on sort pour faire de la forme, pour se donner bonne conscience, cela ne nous suffit évidemment pas.

Ainsi au niveau climatique, la Belgique ne se fixe toujours aucun objectif national ferme ni pour ses réductions de gaz à effet de serre, ni pour le développement des énergies renouvelables, ni pour l’efficacité énergétique. De plus, ce ministère sera bien surveillé par les lobbys que l’Orange Bleue a manifestement décidé de ménager, comme en atteste la faiblesse des mesures proposées pour véritablement réguler le secteur de l’énergie, réorienter les modes de production et pour diminuer notre exposition aux pollutions.

Le développement durable n’est pas un gadget-étiquette mais une manière de travailler qu’il est urgent d’intégrer à nos politiques de façon claire et efficace.





Soulagement en Pologne

25 10 2007

vt25171.jpgCe dimanche avaient lieu les élections en Pologne, l’occasion de s’intéresser de plus près à ce récent acteur important de la vie politique européenne.

Depuis quelques années la Pologne est dominée par les frères Kaczinsky, premier ministre et président, rien que ça. Les jumeaux se sont fait remarquer à plusieurs reprises sur des sujets éthiques notamment où leur conservatisme faisait toujours plus peur à la “vieille Europe”, pour ne citer qu’un exemple, souvenons-nous de cette chasse aux sorcières orchestrée en mai dernier afin de détecter toute personne dans l’administration qui aurait eu des liens avec le parti communiste…un évènement qui rappelle de douloureux souvenirs.

Ce dimanche on a assisté à une mobilisation anti-kaczinsky, mobilisation que l’on pourrait voir comme pro-démocratique dans la mesure où les alliés d’extrême droite du PIS (le parti des jumeaux), la LPR et Samoobrona ont également sombrés.

Un souffle positif pour la démocratie et pour l’Europe, même si pendant ce temps le dangereux populiste Blöcher s’est imposé en Suisse, affaires à suivre…





La continuité et la reconnaissance

24 10 2007

arton618-200x147.jpgCe dimanche 21 octobre à Gembloux, les écologistes se réunissaient afin d’élire une nouvelle équipe de…co-présidents, et oui, dès lors on ne dira plus secrétaires fédéraux.

Chose exceptionnelle, une seule équipe se présentait à sa propre succession, un évènement qui témoigne d’une forte reconnaissance des membres du parti envers ses porte-parole. En effet, l’équipe Javaux, Durant, Brouir a eu la charge difficile d’affronter nos heures les plus sombres; il y a 4 ans lorsqu’ils ont pris les reines du parti, celui-ci était exsangue.

Aujourd’hui, après deux belles campagnes 2006, 2007, Ecolo est en forme, combatif et en ordre de marche pour porter haut les défis qui se posent à nous, lutter pour un monde plus juste et une terre plus verte.





L’unité en vert et contre tous…

20 10 2007

Si comme vous pouvez le lire précedement, cette rentrée fut stérile, il me paraît tout de même intéressant de noter l’unité du groupe Ecolo/Groen devant la musculation contre-productive des partis traditionnels.

Ce mardi, Ecolo s’est abstenu devant “la prise en compte en urgence” des propositions de lois du PS et du MR.

Ainsi, dans une logique constructive et fédéraliste Ecolo comme Groen refuse de paralyser les enjeux par le conflit communautaire. Nous ne formerons pas de gouvernement en jouant à la loi du plus fort mais en prenant en compte les défis urgents qui se posent à nous. La solution se situe dans le dialogue et non dans un face à face puéril inter-communautaire…





La rentrée, quelle rentrée ?

9 10 2007

arton624-200x134.jpgCe mardi, le 2ème d’octobre, a lieu la rentrée parlementaire officielle. Rentrée très très particulière - historique - , puisqu’il n’y a toujours pas de gouvernement ! Il faut reconnaître que la situation devient particulièrement préoccupante. Pour l’avenir du pays, bien sûr, et l’émergence d’une nouvelle coalition avec un programme de travail, mais aussi parce qu’en fait, un gouvernement … on en a vraiment besoin au quotidien ! Notre groupe parlementaire Ecolo-Groen a mis en place un site qui montre le nombre de problèmes actuellement posés par l’absence de gouvernement légitime. Cette période trouble ne peut plus durer trop longtemps. C’est pourquoi nous proposons d’enterrer l’orange bleue le jour de la fête des morts si elle n’a toujours pas abouti. Il sera alors grand temps de tester d’autres formules.





Semaine du commerce équitable

4 10 2007

fil_16351.JPGCette semaine est la semaine du commerce équitable, l’occasion de rappeler que notre combat pour un développement durable, se pose une question urgente, celle d’un équilibre Nord/Sud.

Le 11 avril 2006, Muriel Gerkens et Zoé Genot déposaient une proposition visant à donner une définition légale au concept de commerce équitable et à l’intégrer dans la loi sur les pratiques du commerce et la protection des consommateurs.

Plus spécifiquement, ses objectifs étaient :

  • de protéger les normes rigoureuses qui caractérisent le commerce équitable vis-à-vis de certains acteurs économiques qui essaient de surfer sur la sympathie des consommateurs pour le commerce équitable sans en intégrer toutes les obligations comme par exemple celle de payer les producteurs à un prix équitable (souvent supérieur à celui du marché international) ou celle d’être vérifiés par les organismes de certification de commerce équitable ;
  • de permettre l’introduction de la référence aux produits du commerce équitable dans les cahiers des charges des marchés publics afin que les instances publiques deviennent des consommateurs importants de commerce équitable




Birmanie : l’espoir et la crainte

26 09 2007

07-09-26-manif-birmanie.jpgDepuis ce mercredi midi, l’association Action Birmanie organise un rassemblement chaque midi place de la liberté à Bruxelles pour témoigner de notre soutien à l’actions des moines qui manifestent pacifiquement contre la dictature en place. Nous y étions ce midi, avec plusieurs de mes collègues parlementaires écologistes. Il ne s’agit pas seulement d’un rassemblement symbolique. Il s’agit surtout de demander au gouvernement belge - puis aux Nations Unies - une prise de position courageuse et forte. Les démocrates birmans ont besoin de nous ! Pour soutenir l’action Birmanie, voir leur site.

Pour en savoir plus





Le fédéral doit aider les chercheurs !

24 09 2007

unif.gifPour un pays comme la Belgique, la recherche est un potentiel de développement considérable, une de nos principales ressources. C’est pourquoi Ecolo avait placé le refinancement de la recherche dans ses priorités programmatiques; nous l’avions chiffré à 1 milliard d’euros structurels, à réaliser progressivement d’ici 2010. C’est un véritable choix politique.

Il faut bien constater, pourtant, que notre pays recule ! Alors que nous sommes engagés, dans la foulée des accords de Lisbonne et Barcelone, à consacrer 3% de notre PIB à la recherche (dont 2/3 public et 1/3 privé), la Belgique a régressé ces dernières années, pour se situer désormais sous la barre des 2% !

Pour Ecolo, la recherche doit être un point central du prochain accord de gouvernement. Le fédéral peut agir de 3 façons au moins :

- organiser une plateforme “recherche” impliquant l’ensemble des entités pour voir comment aboutir aux 3% et pour simplifier le travail des chercheurs (meilleure gouvernance)

- investir du budget, notamment dans le domaine du développement durable, car croire qu’on parviendra à réduire nos émissions de CO2 de 3/4 d’ici 2050 sans inventer de nouveaux processus de production, de nouveaux modes de déplacement, de l’habitat moins énergivore etc. est un leurre.

- poursuivre les réformes administratives et fiscales d’aide à la recherche

Ces propositions sont actuellement relayées au parlement où le groupe Ecolo/Groen a déposé un projet de loi visant à instaurer un monitoring de la recherche et du développement en Belgique.

C’est dans ce sens que j’ai eu l’occasion de m’exprimer dans le journal La Libre Belgique de ce lundi 24 ainsi que ce mardi sur la radio BFM. La recherche et les universités sont aussi à l’honneur dans le journal